Quand Rome renie son histoire

« Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » C’est par ces mots qu’est justifiée l’unicité du jumelage Paris-Rome, signé en 1956. Cela ne pouvait pas manquer de m’interloquer.

Il faut rappeler que le jumelage a été institué pour favoriser la coopération décentralisée… Paris où l’art de dévoyer les choses.

Si on fait référence à la « dignité » de Rome, ça doit sûrement concerner l’époque antique. La question est donc : qu’était Paris à l’époque ? A l’époque de la splendeur de Rome, son empire s’étendait de l’Angleterre jusqu’en Mésopotamie (actuelle Irak). Qu’était Paris à cette époque ? Une petite ville de Gaule, même pas une « sous-préfecture ». La population s’élevait au maximum à 6 000 habitants. Elle avait la plupart des infrastructures des villes romaines (théâtre, thermes) mais n’avait rien de plus.

Qu’était Lyon ? Lyon, alors Lugdunum, était la Capitales des Trois Gaules : Gaule aquitaine, lyonnaise (dont faisait partie Paris), belge. La population devait se compter dans une large fourchette : entre 40 000 et 200 000 résidents. Le 1er Août, les chefs des tribus gauloises des Trois Gaules s’y réunissaient pour rendre un culte à l’empereur. Elle était aussi importante qu’Alexandrie, Athènes, Carthage, Ephèse… Les communautés de métiers s’occupent du commerce local : tout le vin, l’huile et l’or passaient par Lyon, on y produisait des pièces de monnaies que l’on retrouvait jusqu’aux extrémités de l’Empire, la Gaule y était administrée. La richesse de la ville lui permettait d’être saturée de monuments : des temples dédiés à diverses divinités, un palais impérial, un sanctuaire, un théâtre, un amphithéâtre, un odéon, des thermes, un cirque (courses de chars) et un temple capitolin. A Lyon, sont passés des empereurs : Auguste, Tibère, Caligula, Vitellius, Hadrien, Septime Sévère, Albin, Claude et Caracalla. Au moins neuf empereurs. Parmi eux, deux y sont nés : Claude et Caracalla.

Avec tout ça, Lyon ne serait pas digne de Rome ? Si oui, c’est que aucune ville n’est digne de Lyon. Car Rome a cédé au clinquant de Paris, oubliant son propre passé, oubliant Lyon qui, autrefois, faisait la fierté des empereurs. Comme Paris avant elle, Rome a signifié son mépris pour Lyon, mais aussi pour toutes les autres villes.

Paris ou Rome : que du mépris !

A Rome, il y a tellement de vestiges que tous travaux y est difficile, et avec la crise, l’avenir de Rome est sombre. Le temps de l’Empire Romain est terriblement loin. Contrairement à la capitale italienne, Lyon a, en plus d’avoir un passé, un avenir.

Et c’est là la question : quel avenir bâtirons-nous pour notre ville ? Car les seuls qui peuvent changer les choses, c’est nous !

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