La Civilisation Lyonnaise soutient la candidature de Lyon pour accueillir la Cité de la Gastronomie

La Civilisation Lyonnaise soutient vigoureusement la candidature de Lyon pour accueillir la Cité de la Gastronomie. La Capitale des Gaules est en concurrence avec Dijon, Tours, Beaune et Rungis. La ville lauréate sera désignée avant la fin de l’année par la Mission française du Patrimoine et des Cultures alimentaires. La rivale la plus dangereuse est peut-être Dijon car le maire est le président du groupe PS au Sénat, et ça, ça compte, dans ce genre d’épreuve.

Après un peu de nonchalance apparente, le maire Gérard Collomb (secouez-le, ma parole !) s’est enfin décidé à soutenir la candidature de la ville. Lui, l’architecte Albert Constantin et le chef étoilé Régis Marcon sont allés défendre Lyon devant le jury à Paris.

Si Lyon est retenue, la Cité sera placée à l’Hôtel-Dieu

Si Lyon est retenue, la Cité de la Gastronomie sera installé à l’Hôtel-Dieu, lieu symbolique de l’histoire et de l’identité culturelle de la Ville-Lumière puisque de très nombreux Lyonnais y sont nés. Elle occupera 15 000 m² qui seront consacrés à l’histoire de la gastronomie mais aussi à son avenir. La cuisine lyonnaise y sera aussi valorisée, ce qui est très bien. Le musée de la médecine deviendra un espace pour la nutrition. Le projet est complété de restaurants, de boutiques de produits frais, arts de la table. La Cité devrait accueillir 150 000 visiteurs par an.

Pour tous les Lyonnais, il est évident que Myrelingues (surnom de Lyon durant la Renaissance) est la capitale de la gastronomie. Et pas qu’eux : en 1935, Curnonsky, surnommé le « Princes des gastronomes » (ce qui n’est pas rien), a déclaré Lyon « capitale mondiale de la gastronomie ». Mondiale, a-t-il dit. La qualité de la gastronomie lyonnaise remonte à la Renaissance lorsque les cuisiniers florentins arrivent dans la région. La cuisine locale, déjà riche de la variété des produits du terroir, va être couplée à la cuisine florentine, ce qui va parachever son perfectionnement. L’art culinaire lyonnais est enrichi par les « Mères » au 19ème siècle. Aujourd’hui, les bouchons pullulent dans la Capitale des Gaules, et particulièrement dans le vieux Lyon. Quand on consomme des produits lyonnais, on sent vraiment la différence de goût avec des produits venant d’ailleurs. C’est à mettre au crédit de tous ceux qui ont fait la cuisine lyonnaise, à commencer par ses habitants.

Par la culture, par l’histoire, par la renommée, par le goût, Lyon est légitime pour accueillir la Cité de la Gastronomie. Tout autre choix serait une forme d’injustice.

Vous pouvez vous aussi soutenir Lyon en aimant la page Facebook du groupe de soutien. Au moment d’écrire ces lignes : presque 4250 membres.