Vaincre : un état d’esprit

Cette idée de sujet me venu en me remémorant le match retour de la demi-finale de Ligue des Champions perdu 3-0 contre le Bayern. On m’a fait remarquer que nos joueurs s’étaient « chiés dessus ». Je me suis demandé pourquoi certaines équipes réussissaient à vaincre ou à renverser la situation et d’autres pas.

J’en suis venu à la conclusion que c’est dans la tête que tout se joue. Car la culture de la gagne, la vraie, celle qui est complète, permet de vaincre malgré les difficultés. Non seulement pour bâtir une équipe il faut avoir les hommes mais aussi cultiver un état d’esprit particulier qui va du standardiste au joueur. Il ne me semble pas que l’OL ait entièrement compris ça, même à la grande époque.

Lors du match contre le Bayern, nos joueurs se sont laissé submerger par la pression. La pression et l’obligation de de voir remonter un but de retard a été perçu comme une ennemie. C’est une grave erreur. Il ne faut pas voir les difficultés comme une pression négative mais comme une occasion de créer l’exploit et de se bâtir une réputation. Il faut que les joueurs aient envie d’être en difficulté pour montrer aux autres ce qu’ils savent faire, qu’ils se disent en quelque sorte : « Prenez nos femmes en otages, mettez-nous deux buts de retard, un carton rouge, plus que dix et en face la meilleure équipe ; et nous, on va vous montrer comment on les renverse. » Une détermination telle surpassera les effets néfastes de la pression. Vaincre les titans alors que personne ne s’y attendait, c’est ce qui doit animer les joueurs d’une équipe qui souhaite s’illustrer en Europe.

Mais si l’équipe perd ? Si c’est le cas, il restera la gloire d’avoir combattu au mieux. Cette gloire bâtira une solide réputation qui sera l’équivalent d’un petit titre. Quoi qu’il en soit, la rage de vaincre (et non la peur) est TOUJOURS récompensée. Si le joueur est une voiture, la rage de vaincre est son moteur. Une voiture aussi superbe soit-elle ne va nulle-part sans un moteur assez puissant.

Si l’OL veut augmenter ses chances de briller en Europe, il doit cultiver cette rage de vaincre qui surpasse toute pression néfaste. Avec cet esprit-là, l’OL de 2010 serait peut-être passé… L’OL de 2005 et 2006 aussi. Heureusement, il n’est JAMAIS trop tard pour bien faire. Alors pourquoi ne pas développer la rage de vaincre à l’OL dès maintenant ? Surtout, quoi de plus naturel qu’une équipe ayant pour symbole le lion ait une telle rage de vaincre dans les pires conditions ?

Contre le Bayern en 2010, l’OL n’a pas eu une rage de vaincre assez forte pour surpasser les effets néfastes de la pression.

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