Lyon, authentique capitale de France et berceau de l’Europe occidentale

Sous un titre à l’ambition apparemment démesurée, se cache un fond totalement véridique. Un fond que nous étaierons dans cet article. Ces deux titres sont étroitement liés.

Capitale des Gaules

Pourquoi Lyon (Lugdunum) a-t-il été choisi comme capitale des Gaules ? Principalement en raison de sa situation géographique qui en fait un carrefour entre le nord de l’Europe et le sud. Lyon était a la limite nord du couloir rhodanien. Alpes et Massif central formant un goulot d’étranglement autour de ce couloir, les voyageurs passaient forcément par Lyon. La cité était également la porte d’entrée de la Gaule pour les Romains qui arrivaient d’Italie en franchissant les Alpes. Ce rôle de carrefour européen est toujours valable aujourd’hui tandis que Paris est devenue capitale à la faveur des invasions germaniques, qui sont terminées depuis très longtemps.

Lyon se trouve à un carrefour entre le nord et le sud de l’Europe

Berceau de l’Europe occidentale

Lyon est, en plus d’être la capitale des Gaules, le berceau de l’Europe occidentale. Lugdunum a été fondée par les Romains, qui ont apporté leur culture et leur religion. Mais très rapidement de nombreux Gaulois des régions voisines (notamment Ségusiaves, Allobroges et Ambarres) s’installent dans la nouvelle ville et représente le noyau de sa population. Ces Celtes vont apporter avec eux leur culture et leur religion. Par la suite, une importante population grecque apporteront aussi leur culture et leur religion. Les modes de pensée celte, romain et grecque fusionnent à Lugdunum pour donner naissance à l’Europe occidentale.

Lugdunum, berceau de l’Europe occidentale (dessin : Jean-Claude Golvin)

En considérant ce qui vient d’être dit, Lyon est une bien meilleure ville que beaucoup d’autres pour accueillir le Conseil et/ou le Parlement européen. Lyon est toujours à un carrefour européen. Lyon est l’avenir. Soyons-en fiers.

Et si vous n’êtes pas convaincu, lisez « Aux racines de l’Europe occidentale » de Jacques Rossel.

Publicités

Notre langue, l’arpitan

Résultat de recherche d'images pour "drapeau arpitan"

Drapeau culturel arpitan ; non politique

Nous, Lyonnais, avons aussi notre patois à nous. La langue lyonnaise n’est qu’une des quelques variantes de l’arpitan (aussi appelé « franco-provençal », terme prêtant à confusion), qui va du Forez à l’ouest jusqu’à la Suisse romande à l’est. Elle est une des trois langues gallo-romanes aux côtés de la langue d’oïl (moitié nord) et de la langue d’oc (moitié sud).

L’arpitan est une langue latine. C’est avec la colonisation romaine que commence l’histoire de notre langue. Le latin s’est étendu à la France via l’urbanisation. Pour ce qui est de la zone arpitane, elle est originaire de Lyon, qui était la capitale des gaules et abritait donc des services administratifs importants où le latin était la langue principale. Pui cette langue s’est étendue à l’ensemble de la ville (les campagnes n’ont parlé cette langue qu’à partir du Moyen Âge).

Ensuite, les Burgondes sont arrivés du nord-est. La langue de ce peuple provient du germanique oriental, au contraire des Francs, plus au nord, dont la langue fait partie du germanique occidental. C’est probablement ce qui explique que l’arpitan soit distinct des langues d’oïl. Il est difficile d’évaluer l’importance de l’influence burgonde mais elle est probablement légère, les Burgondes ayant été peu nombreux en comparaison de la population gallo-romaine. Un des principales révélatrices de cette influence burgonde est que la zone arpitane correspond au foyer de population des descendants des Burgondes. Les Burgondes ont aussi eu une influence sur la prononciation de certaines voyelles comme le « e » et le « o ».

Ainsi, le parler lyonnais peut être vu comme du latin teinté de burgonde. En continuant à parler avec nos mots, nos tournures de phrase et notre accent, nous faisons vivre l’héritage de nos valeureux ancêtres. Un héritage commun avec tous ceux qui parlent cette langue comme la carte ci-dessous l’indique.

L’aire de difusion de notre langue correspond au foyer de population burgonde

Chouettes expressions lyonnaises

De tout temps, les Lyonnais ont eu l’esprit vif, comme en témoigne ses quelques expressions parmi les plus chouettes. Mémorisez quelques-unes pour les réutiliser à l’occasion.

« Aimer autant » = Préférer

« Aller plan plan » = Aller lentement, tranquillement

« Aller rondo » = Aller vite

« Attraper le bocon » = Prendre froid

« Avoir de la peau de sauc devant les yeux » = Ne rien voir, se voiler la face

« Boire le Beaujolais par la racine » = Etre mort

« Ça craint » = Ça risque

« De traboules en miraboules » = De traboules en mystérieuses traboules

« Embrasser la déesse » = Se livrer aux plaisirs amoureux avec la femme aimée

« S’en voir » = Eprouver des difficultés, se donner du mal

« Etre en balan » = Etre indécis

 « Faire flique » = Agacer, énerver, embêter

« Faire nano » = Faire dodo

« Faire péter la miaille » = Embrasser

« Faire péter une bise à la lyonnaise » = Embrasser très fort, sur les deux joues

« Faire son kangourou » = Travailler dur / posséder la femme aimée

« Se moucher à la parisienne » = Se moucher dans les doigts

« Petafiner sa fenotte » = Caresser la femme aimée, lui faire l’amour

« Péter plus haut que le menton » = Péter plus haut que son cul, être prétentieux

« Qui perd Lyon perd la raison » = [Devise emblématique] Variante : Qui perd la raison perd Lyon

« Recevoir une tôle » = Subir une grosse défaite

 « Travailler comme un massacre » = Travailler d’arrache-pied

Et s’il vous en faut davantage, je vous renvoie au livre « Expressions familières du Lyonnais » de Gilbert Salmon.

La dérive de l’anti-racisme

Je viens d’être banni pour un mois du forum de l’OL pour… propos racistes ! Il faut vraiment être stupide pour juger mes propos de racistes alors que je dis que le système social français bénéficie à tous, qu’on soit Français ou étranger. Je ne tolère pas que mon honneur soit attaqué de cette façon ! Je dénonce simplement la cristallisation des accusations de racisme à l’encontre des Français.

  • On cherche à faire croire que les Français sont plus racistes que d’autres. C’est faut car le racisme existe malheureusement de partout. Y compris chez les étrangers. Personne n’est épargné par ce mal. Aucune ethnie, aucun pays. Pas besoin de preuves pour l’appuyer. Pourquoi alors toujours viser les Français ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?
  • La France le meilleur système social du monde (derrière la Belgique) et chaque Français, quelle que soient ses origines, peut en bénéficier. Comment l’accuser de racisme ? Comment ne parler que de racisme en oubliant ce que la France a fait ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?

Ces éléments font que l’obsession pour le racisme (réel ou supposé) donne l’impression de n’être qu’un prétexte au racisme anti-Français. C’est lassant. Il ne faut pas toujours voir le mal du même côté. On ne combat pas le racisme par une autre forme de racisme.

Si les associations de lutte contre le racisme s’occupaient réellement de toutes les formes de racismes, les gens seraient moins blessés, davantage rassurés, et les partis populistes plus en retrait. Bref, nous serions bien plus tranquilles. Mais voilà, on préfère laisser perdurer le problème pour s’en servir comme prétexte pour différents partis lors des élections… Racisme et politique sont toujours allés de pair.

Cet aveuglement est incroyable. Bien que je regrette toutes ces affaires autour de Benzema, il s’est mis lui-même en mauvaise posture. Depuis Knysna, les gens sont très épidermiques sur les questions de comportements, et Benzema payer ses indélicatesses. Parler de racisme est une esquive plutôt lâche. Occulter une partie de la réalité pour garder que ce qui nous arrange est intolérable en ce qui concerne des questions de société aussi sensibles. Quoi qu’il en soit, je ne tolère pas d’être traité de raciste, je mets simplement les choses en ordre. On peut parler de racisme, mais faire une fixette sur une seule de ces formes peut servir une autre forme de racisme.