Un meilleur hymne pour la France ?

Je ne tiens pas à faire de politique, mais voilà, il faut aussi connaître l’Histoire pour être cohérent avec soi-même. L’hymne national actuel est souvent chanté par les supporters lyonnais lors des matchs de l’Olympique Lyonnais. Et aussi après les périodes d’attentats, comme un appel à la liberté. Sauf qu’à y regarder de plus près, les paroles de La Marseillaise sont extrêmement violentes. « Qu’un sang impur abreuve nos sillons. » Combattre la violence contre la violence ? Ce n’est pas ce qui incite à l’élévation ni au maintien de la civilisation.

Pourtant, la France aurait pu avoir un hymne plus pacifique tout en gardant cette volonté de lutter contre la tyrannie. En l’occurrence, celle des jacobins qui ont répandu la Terreur et fait énormément de mal à de nombreuses villes dont Lyon. Ce chant protestataire, prisé des fédéralistes et autres anti-jacobins, c’est Le réveil du peuple auquel les jacobins lui opposaient La marseillaise. Le pouvoir central des jacobins a finalement décidé de l’interdire. Chanter l’hymne de ceux qui ont martyrisé notre ville de Lyon est de mon point de vue inconcevable.

D’ailleurs, à la fin du réveil du peuple, les Lyonnais ont ajouté un splendide couplet. Alors pourquoi continuer de chanter l’ancien hymne ? Pourquoi la vision de la France par les adversaires de Lyon serait la seule que nous devrions suivre ? Lyon doit suivre sa propre voie, car elle est, au final, le berceau de l’Europe occidental.

Le réveil du peuple

Peuples Français, peuple de frères,
Peux-tu voir sans frémir d’horreur,
Le crime arborer les bannières
Du carnage et de la terreur ?
Tu souffres qu’une horde atroce
Et d’assassins et de brigands,
Souille par son souffle féroce
Le territoire des vivants.
Quelle est cette lenteur barbare ?
Hâte-toi, peuple souverain,
De rendre aux monstres du Ténare
Tous ces buveurs de sang humain !
Guerre à tous les agents du crime !
Poursuivons-les jusqu’au trépas ;
Partage l’horreur qui m’anime !
Ils ne nous échapperont pas.
Ah ! qu’ils périssent ces infâmes,
Et ces égorgeurs dévorants,
Qui portent au fond de leurs âmes
Le crime et l’amour des tyrans !
Mânes plaintifs de l’innocence,
Apaisez-vous dans vos tombeaux ;
Le jour tardif de la vengeance
Fait enfin pâlir vos bourreaux.
Voyez déjà comme ils frémissent ;
Ils n’osent fuir, les scélérats !
Les traces de sang qu’ils vomissent
Décèleraient bientôt leurs pas.
Oui, nous jurons sur votre tombe,
Par notre pays malheureux,
De ne faire qu’une hécatombe
De ces cannibales affreux.
Représentants d’un peuple juste,
Ô vous ! législateurs humains !
De qui la contenance auguste
Fait trembler nos vils assassins,
Suivez le cours de votre gloire ;
Vos noms, chers à l’humanité,
Volent au temple de mémoire,
Au sein de l’immortalité.

Couplet lyonnais ajouté à la version originale

Cité jadis si florissante,
Antique et superbe Lyon,
En vain une horde sanglante
A juré ta destruction.
La justice enfin te seconde;
Redeviens sous ses étendards
La première ville du monde
Pour le commerce et pour les arts.

 

Ici, vous aurez un aperçu de l’air du chant : https://www.dailymotion.com/video/x2u858w

Notre langue, l’arpitan

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Drapeau culturel arpitan ; non politique

Nous, Lyonnais, avons aussi notre patois à nous. La langue lyonnaise n’est qu’une des quelques variantes de l’arpitan (aussi appelé « franco-provençal », terme prêtant à confusion), qui va du Forez à l’ouest jusqu’à la Suisse romande à l’est. Elle est une des trois langues gallo-romanes aux côtés de la langue d’oïl (moitié nord) et de la langue d’oc (moitié sud).

L’arpitan est une langue latine. C’est avec la colonisation romaine que commence l’histoire de notre langue. Le latin s’est étendu à la France via l’urbanisation. Pour ce qui est de la zone arpitane, elle est originaire de Lyon, qui était la capitale des gaules et abritait donc des services administratifs importants où le latin était la langue principale. Pui cette langue s’est étendue à l’ensemble de la ville (les campagnes n’ont parlé cette langue qu’à partir du Moyen Âge).

Ensuite, les Burgondes sont arrivés du nord-est. La langue de ce peuple provient du germanique oriental, au contraire des Francs, plus au nord, dont la langue fait partie du germanique occidental. C’est probablement ce qui explique que l’arpitan soit distinct des langues d’oïl. Il est difficile d’évaluer l’importance de l’influence burgonde mais elle est probablement légère, les Burgondes ayant été peu nombreux en comparaison de la population gallo-romaine. Un des principales révélatrices de cette influence burgonde est que la zone arpitane correspond au foyer de population des descendants des Burgondes. Les Burgondes ont aussi eu une influence sur la prononciation de certaines voyelles comme le « e » et le « o ».

Ainsi, le parler lyonnais peut être vu comme du latin teinté de burgonde. En continuant à parler avec nos mots, nos tournures de phrase et notre accent, nous faisons vivre l’héritage de nos valeureux ancêtres. Un héritage commun avec tous ceux qui parlent cette langue comme la carte ci-dessous l’indique.

L’aire de difusion de notre langue correspond au foyer de population burgonde

Chouettes expressions lyonnaises

De tout temps, les Lyonnais ont eu l’esprit vif, comme en témoigne ses quelques expressions parmi les plus chouettes. Mémorisez quelques-unes pour les réutiliser à l’occasion.

« Aimer autant » = Préférer

« Aller plan plan » = Aller lentement, tranquillement

« Aller rondo » = Aller vite

« Attraper le bocon » = Prendre froid

« Avoir de la peau de sauc devant les yeux » = Ne rien voir, se voiler la face

« Boire le Beaujolais par la racine » = Etre mort

« Ça craint » = Ça risque

« De traboules en miraboules » = De traboules en mystérieuses traboules

« Embrasser la déesse » = Se livrer aux plaisirs amoureux avec la femme aimée

« S’en voir » = Eprouver des difficultés, se donner du mal

« Etre en balan » = Etre indécis

 « Faire flique » = Agacer, énerver, embêter

« Faire nano » = Faire dodo

« Faire péter la miaille » = Embrasser

« Faire péter une bise à la lyonnaise » = Embrasser très fort, sur les deux joues

« Faire son kangourou » = Travailler dur / posséder la femme aimée

« Se moucher à la parisienne » = Se moucher dans les doigts

« Petafiner sa fenotte » = Caresser la femme aimée, lui faire l’amour

« Péter plus haut que le menton » = Péter plus haut que son cul, être prétentieux

« Qui perd Lyon perd la raison » = [Devise emblématique] Variante : Qui perd la raison perd Lyon

« Recevoir une tôle » = Subir une grosse défaite

 « Travailler comme un massacre » = Travailler d’arrache-pied

Et s’il vous en faut davantage, je vous renvoie au livre « Expressions familières du Lyonnais » de Gilbert Salmon.

La dérive de l’anti-racisme

Je viens d’être banni pour un mois du forum de l’OL pour… propos racistes ! Il faut vraiment être stupide pour juger mes propos de racistes alors que je dis que le système social français bénéficie à tous, qu’on soit Français ou étranger. Je ne tolère pas que mon honneur soit attaqué de cette façon ! Je dénonce simplement la cristallisation des accusations de racisme à l’encontre des Français.

  • On cherche à faire croire que les Français sont plus racistes que d’autres. C’est faut car le racisme existe malheureusement de partout. Y compris chez les étrangers. Personne n’est épargné par ce mal. Aucune ethnie, aucun pays. Pas besoin de preuves pour l’appuyer. Pourquoi alors toujours viser les Français ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?
  • La France le meilleur système social du monde (derrière la Belgique) et chaque Français, quelle que soient ses origines, peut en bénéficier. Comment l’accuser de racisme ? Comment ne parler que de racisme en oubliant ce que la France a fait ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?

Ces éléments font que l’obsession pour le racisme (réel ou supposé) donne l’impression de n’être qu’un prétexte au racisme anti-Français. C’est lassant. Il ne faut pas toujours voir le mal du même côté. On ne combat pas le racisme par une autre forme de racisme.

Si les associations de lutte contre le racisme s’occupaient réellement de toutes les formes de racismes, les gens seraient moins blessés, davantage rassurés, et les partis populistes plus en retrait. Bref, nous serions bien plus tranquilles. Mais voilà, on préfère laisser perdurer le problème pour s’en servir comme prétexte pour différents partis lors des élections… Racisme et politique sont toujours allés de pair.

Cet aveuglement est incroyable. Bien que je regrette toutes ces affaires autour de Benzema, il s’est mis lui-même en mauvaise posture. Depuis Knysna, les gens sont très épidermiques sur les questions de comportements, et Benzema payer ses indélicatesses. Parler de racisme est une esquive plutôt lâche. Occulter une partie de la réalité pour garder que ce qui nous arrange est intolérable en ce qui concerne des questions de société aussi sensibles. Quoi qu’il en soit, je ne tolère pas d’être traité de raciste, je mets simplement les choses en ordre. On peut parler de racisme, mais faire une fixette sur une seule de ces formes peut servir une autre forme de racisme.

Les origines génétiques des Lyonnais

Généralement, on considère que les Irlandais sont des Celtes, ce qu’ils sont effectivement, mis à part la côte est colonisée par les Vikings qui ont d’ailleurs construit Belfast, la capitale irlandaise et sont les géniteurs des McNeil. C’est plus simple. Alors, et les Lyonnais ? C’est beaucoup moins simple mais la génétique nous le révèle – tout comme l’Histoire.

Les haplogroupes masculins sont caractéristiques de peuples. Ils se transmettent de père en fils. (Si vous voulez connaître vos origines génétiques, je vous explique comment procéder en fin d’article.)

Le premier peuplement de la région lyonnaise s’est fait par le premier haplogroupe d’Europe I2 (évitez les jeux de mots idiots). Les I2 sont arrivés par le nord. C’était un peuple qui dressait beaucoup de menhirs, comme à Stonehenge, en Bretagne ou en Italie. Aujourd’hui, ce haplogroupe est majoritaire dans les Balkans (sauf la Grèce dominée par E, typique du continent africain).

Distribution of haplogroup I2a1 (formerly I2a) in Europe

Puis G est arrivé en remontant le Rhône.

Distribution of haplogroup G in Europe, North Africa and the Middle East

Aujourd’hui, G n’est majoritaire qu’en Géorgie. Ensuite, à la fin de l’âge du Bronze, R1b entame une grande expansion militaire dans toute l’Europe de l’ouest.

Distribution of haplogroup R1b in Europe

Cette expansion est archéologiquement identifiable. La population locale était plutôt centrée sur l’agriculture, les conquérants, plus sur l’élevage, plus patriarcaux aussi. Ensuite, vers -600, la culture d’Hallstatt s’étend à son tour de la même manière que ses ancêtres R1b, et qui sera à l’origine du Gaulois tel qu’on le connait. Ce sont les membres de cette civilisation qui, les premiers, s’installent durablement à Lyon sur la future colline de Fourvière. Nous avons donc l’habitant de base de Lyon : le Gaulois. Mais en -43, les Romains fondent Lugdunum. De nombreux Gréco-Romains et Gaulois du sud de la France vont alors monter sur la nouvelle capitale et l’accompagner dans son ascension. L’habitant de Lugdunum est un Celte qui tire génétiquement vers le sud.

Map of late Bronze Age cultures in Europe between 1200 and 1000 BCE - Eupedia

Ensuite, à la chute de l’Empire romain, les Burgondes, peuple germanique, vont s’installer à Lyon. Qui étaient-ils ? Selon toute vraisemblance, ils venaient de l’île de Bornholm, une île danoise au sud de la Suède, donc en territoire I1.

Distribution of haplogroup I1 in Europe

Ensuite, et avant de progresser vers la Gaule, les Burgondes se sont installés en Pologne, territoire slave (ou proto-slave), donc R1a. Sur la carte de ce haplogroupe c’est clairement visible.

Distribution of haplogroup R1a in Europe

Ensuite, ces deux popultions, devenues un seul peuple burgonde slavo-scandinave, se sont déplacé jusqu’au sud-est de la France. Il n’y aura plus de déplacements massifs de populations, sinon quelques migrations comme les Italiens pendant la Renaissance et le XIXe Siècle.

Donc, selon la façon de considérer les populations, nous avons deux mélanges : celto-germanique ou gallo-romano-slavo-scandinave.

Celtes :

  1. Gaulois: principalement des tribus des Ségusiaves, des Allobroges et des Ambarres qui occupaient alors le Lyonnais.
  2. Romains: principalement du sud de la France colonisé par les Romains avec une touche de Grecs.

Germaniques :

  1. Slaves: des proto-slaves de l’ouest de la Pologne.
  2. Scandinaves : probablement de l’île de Bornholm, ils se sont arrêtés dans l’est de la Pologne et mélangé aux autochtones.

La science confirme que Lyon est un carrefour génétique entre nord (Scandinaves) et sud (Romains), mais elle l’est aussi entre l’ouest (Gaulois) et l’est (Slaves), faisant de Lyon un carrefour génétique européen ; de sorte qu’un Lyonnais est… un Lyonnais ! Un mélange unique.

Votre contribution

Vous aussi vous pouvez participer à l’enrichissement du savoir sur les Lyonnais et, par la même occasion, connaître vos propres origines.

Vous pouvez passer par Geno 2.0 (de National Geographic avec plus de 822 000 échantillons !) ou 23 And Me (origines moins lointaines (4-5 siècles) mais plus précis et moins cher). Et d’autres sociétés encore comme Family Tree DNA, par exemple. Une fois fait, vous pouvez passer par le site GEDmath qui propose de nombreux modes de calcul pour connaître encore plus précisément vos origines.

Mettez en commentaire ce que vous avez appris sur vous. 🙂