Davantage de liberté pour Lyon

Lors des élections municipales de 2014, les compétences du département seront transférées à la communauté urbaine de Lyon qui deviendra à l’occasion une « Métropole d’Intérêt Européen ». Les compétences gagnés concerneront le social, le logement, la petite enfance, les collèges. La métropole héritera des recettes dus aux nouvelles compétences, mais aussi peut-être d’une partie des emprunts toxiques du département… Mais le Grand Lyon est en bonne santé financière, ce qui devrait limité les risques au minimum.

Ce transfert de compétences devrait permettre au Grand Lyon d’adapter plus facilement les futurs chantiers et projets dans l’agglomération, et d’adapter le budget de la métropole en conséquence. Le but final est de concurrencer les grandes métropoles européennes.

La communauté urbaine deviendra, en 2014, un Pôle d'Intérêt Européen

Actuellement, le Grand Lyon compte 1,3 millions d’habitants

Je suis très content de cette réforme qui va permettre à Lyon d’être mieux armée pour combattre une centralisation parisienne mortelle pour la Province. Mais comme de partout, il y a les grincheux de service, les « idiots utiles », et ceux qui n’ont rien comprit qui mais qui parle quand même.

Extraits :

« Ce ne sera pas un changement de nom mais bien l’ajout d’une nouvelle collectivité territoriale. » Réponse : Erreur ! Ce n’est l’ajout d’aucune collectivité territoriale. La Métropole d’Intérêt Européen sera en fait la communauté urbaine + les compétences du département du Rhône. On ajoute rien, on enlève rien, mais on transfère. Rien ne se perd, rien ne se gagne, ce n’est que du transfert, et rien de plus.

« moi qui suit patriotique, je pense que l’on est entrain de vendre notre âme au diable » Réponse : Visiblement cette personne n’est pas patriotique mais nationaliste. Qui est le diable en question ? La  province qui essaie seulement d’avoir une meilleur visibilité, une plus grande capacité économique ? N’est-ce pas plutôt la capitale parisienne qui est ce diable ? Elle qui pille à outrance les richesses de la Province, ses habitants, ses entreprises, ses ressources intellectuelles, au motif pitoyable que Paris est la capitale. Et n’est-ce pas Paris qui divise la France en creusant entre elle et la Province un fossé, un gouffre abyssale ?

« avez-vous déjà vu que la création d’une communauté de communes, par exemple, ait supprimé un seul poste de fonctionnaire municipal ? » Réponse : L’objectif de cette réforme n’est pas de diminuer le nombre de fonctionnaire. C’est tant mieux, ça fera des chômeurs en moins.

« Pour nous des impots en plus , pour eux un gruyere encore plus grand. » Réponse : Ce ne sera que les impôts que l’on paie déjà au département car ce n’est que du transfert (il y en a qui ont l’oreille dure). Et s’il y a plus de recettes, il y a aussi plus de dépenses. Pas de quoi s’emporter.

Lyon a été la Capitale des Gaules, une capitale financière de l’Europe. Il est normal que notre ville s’affranchisse davantage de la tutelle parisienne, surtout après les horreurs qu’ont commis les Jacobins à la Révolution. Décentralisation > province plus forte > France plus forte.

Publicités

Quand Rome renie son histoire

« Seule Paris est digne de Rome ; seule Rome est digne de Paris » C’est par ces mots qu’est justifiée l’unicité du jumelage Paris-Rome, signé en 1956. Cela ne pouvait pas manquer de m’interloquer.

Il faut rappeler que le jumelage a été institué pour favoriser la coopération décentralisée… Paris où l’art de dévoyer les choses.

Si on fait référence à la « dignité » de Rome, ça doit sûrement concerner l’époque antique. La question est donc : qu’était Paris à l’époque ? A l’époque de la splendeur de Rome, son empire s’étendait de l’Angleterre jusqu’en Mésopotamie (actuelle Irak). Qu’était Paris à cette époque ? Une petite ville de Gaule, même pas une « sous-préfecture ». La population s’élevait au maximum à 6 000 habitants. Elle avait la plupart des infrastructures des villes romaines (théâtre, thermes) mais n’avait rien de plus.

Qu’était Lyon ? Lyon, alors Lugdunum, était la Capitales des Trois Gaules : Gaule aquitaine, lyonnaise (dont faisait partie Paris), belge. La population devait se compter dans une large fourchette : entre 40 000 et 200 000 résidents. Le 1er Août, les chefs des tribus gauloises des Trois Gaules s’y réunissaient pour rendre un culte à l’empereur. Elle était aussi importante qu’Alexandrie, Athènes, Carthage, Ephèse… Les communautés de métiers s’occupent du commerce local : tout le vin, l’huile et l’or passaient par Lyon, on y produisait des pièces de monnaies que l’on retrouvait jusqu’aux extrémités de l’Empire, la Gaule y était administrée. La richesse de la ville lui permettait d’être saturée de monuments : des temples dédiés à diverses divinités, un palais impérial, un sanctuaire, un théâtre, un amphithéâtre, un odéon, des thermes, un cirque (courses de chars) et un temple capitolin. A Lyon, sont passés des empereurs : Auguste, Tibère, Caligula, Vitellius, Hadrien, Septime Sévère, Albin, Claude et Caracalla. Au moins neuf empereurs. Parmi eux, deux y sont nés : Claude et Caracalla.

Avec tout ça, Lyon ne serait pas digne de Rome ? Si oui, c’est que aucune ville n’est digne de Lyon. Car Rome a cédé au clinquant de Paris, oubliant son propre passé, oubliant Lyon qui, autrefois, faisait la fierté des empereurs. Comme Paris avant elle, Rome a signifié son mépris pour Lyon, mais aussi pour toutes les autres villes.

Paris ou Rome : que du mépris !

A Rome, il y a tellement de vestiges que tous travaux y est difficile, et avec la crise, l’avenir de Rome est sombre. Le temps de l’Empire Romain est terriblement loin. Contrairement à la capitale italienne, Lyon a, en plus d’avoir un passé, un avenir.

Et c’est là la question : quel avenir bâtirons-nous pour notre ville ? Car les seuls qui peuvent changer les choses, c’est nous !