La dérive de l’anti-racisme

Je viens d’être banni pour un mois du forum de l’OL pour… propos racistes ! Il faut vraiment être stupide pour juger mes propos de racistes alors que je dis que le système social français bénéficie à tous, qu’on soit Français ou étranger. Je ne tolère pas que mon honneur soit attaqué de cette façon ! Je dénonce simplement la cristallisation des accusations de racisme à l’encontre des Français.

  • On cherche à faire croire que les Français sont plus racistes que d’autres. C’est faut car le racisme existe malheureusement de partout. Y compris chez les étrangers. Personne n’est épargné par ce mal. Aucune ethnie, aucun pays. Pas besoin de preuves pour l’appuyer. Pourquoi alors toujours viser les Français ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?
  • La France le meilleur système social du monde (derrière la Belgique) et chaque Français, quelle que soient ses origines, peut en bénéficier. Comment l’accuser de racisme ? Comment ne parler que de racisme en oubliant ce que la France a fait ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?

Ces éléments font que l’obsession pour le racisme (réel ou supposé) donne l’impression de n’être qu’un prétexte au racisme anti-Français. C’est lassant. Il ne faut pas toujours voir le mal du même côté. On ne combat pas le racisme par une autre forme de racisme.

Si les associations de lutte contre le racisme s’occupaient réellement de toutes les formes de racismes, les gens seraient moins blessés, davantage rassurés, et les partis populistes plus en retrait. Bref, nous serions bien plus tranquilles. Mais voilà, on préfère laisser perdurer le problème pour s’en servir comme prétexte pour différents partis lors des élections… Racisme et politique sont toujours allés de pair.

Cet aveuglement est incroyable. Bien que je regrette toutes ces affaires autour de Benzema, il s’est mis lui-même en mauvaise posture. Depuis Knysna, les gens sont très épidermiques sur les questions de comportements, et Benzema payer ses indélicatesses. Parler de racisme est une esquive plutôt lâche. Occulter une partie de la réalité pour garder que ce qui nous arrange est intolérable en ce qui concerne des questions de société aussi sensibles. Quoi qu’il en soit, je ne tolère pas d’être traité de raciste, je mets simplement les choses en ordre. On peut parler de racisme, mais faire une fixette sur une seule de ces formes peut servir une autre forme de racisme.

Publicités

Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

PDF : Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

Ne croyez pas que je suis insensible à la tuerie du 17 novembre, bien au contraire. Mais ce qui m’énerve c’est qu’on a l’impression que Paris s’est mue en une défenseure de la liberté.

Si on regarde son histoire, elle a largement bénéficiée de la centralisation des rois de France. Ils y déplaçaient toutes les ressources possibles depuis la province, lesquelles étaient taxées de « rebelles » si elles protestaient. On y envoyait quelques fois l’armée. C’est de cette façon que Paris est devenue si grande et si riche.

Le cas qui nous concerne le plus est le siège de Lyon en 1793. Les Lyonnais, refusant, entre autres, le centralisme jacobin extrémiste des autorités parisiennes, se soulevèrent contre les tyrans. En représailles, les Jacobins envoyèrent l’armée détruire une partie de la ville et tuer 4000 Lyonnais innocents – et encore, le chiffre précis n’est pas connu, il pourrait être bien plus élevé. Tous ces Lyonnais-là  ont été assassinés « au nom de la liberté » comme une colonne érigée au centre de la ville devait l’indiquer.

Malheureusement, il n’y avait pas de réseaux sociaux, et les médias très limités. Imaginez en une des journaux : « Après le siège, des milliers de Lyonnais exécutés » ou alors des hashtags #JeSuisLyon, ou alors des drapeaux lyonnais brandi un peu partout dans le monde.

Est-ce réellement du passé ? Non, car l’intolérance se manifeste dans le monde politique. Il y a peu de temps, les sénateurs ont refusé de signer la charte européenne des langues régionales. Quel ingratitude, alors qu’elles ont largement contribué à l’enrichissement de la langue française.

Va-t-on attendre qu’il y ait un attentat de grande ampleur en province pour qu’elle sorte de l’ombre parisienne ?

Pour finir, je tiens à signaler que si les Lyonnais se sont soulevés contre la Convention jacobine c’est aussi pour pouvoir présider à leur propre destinée. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? A la Renaissance, éloigné de la censure des institutions nationales, les idées se développent, notamment la poésie avec l’Ecole de Lyon dont certains membres ont inspirés les poètes de la Pléiade. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? Durant la Seconde Guerre mondiale, Lyon a été capitale de la Résistance. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ?

Dans ces événements difficiles, évitons l’obscurantisme et apportons les lumières de la vérité historique.

Je vous laisse avec ces quelques citations de Bertrand Barère, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes, dont les Lyonnais et le projet de destruction de leur ville :

« Les royalistes veulent du sang. Ils l’auront. Ils l’auront, organisé par l’armée révolutionnaire qui selon le mot de la Commune de Paris mettra la Terreur à l’ordre du jour. »

« Le vaisseau de la révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang »

« Citoyens, la liberté est entrée dans Lyon, le 9 de ce mois… Le Comité a dit que les traîtres doivent être pris, leur punition doit être prompte…Mais laisserez-vous subsister une ville qui, par sa rébellion, a fait couler le sang des patriotes ?…Ce n’est pas une ville…Elle doit être ensevelie sous ses ruines…

(Suit le décret : )

Article premier : Il sera nommé par la Convention Nationale, sur présentation du Comité de Salut Public, une commission extraordinaire de cinq membres pour faire punir militairement et sans délai les contre-révolutionnaires de Lyon.

Article deux : Tous les habitants de Lyon seront désarmés. Leurs armes sur le champ seront distribuées aux défenseurs de la Patrie. Une partie en sera remise aux patriotes de Lyon qui ont été opprimés par les contre-révolutionnaires.

Article trois : La ville de Lyon sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli. Il ne restera que les maisons des pauvres, les habitations des patriotes égorgés, les édifices spécialement employés à l’industrie, les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique.

Article quatre : Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la république et portera désormais le nom de  » Ville affranchie « .

Article cinq : Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes avec cette inscription :  » Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus « . »

Mais rappelez-vous toujours : si Rome est éternelle, Lyon est immortel !

Le Roman de Lyon, par Bruno Benoit

J’ai vraiment apprécié ce livre que je voudrais vous faire aimer. Ce n’est pas vraiment un roman, mais il est écrit comme tel, avec ses parties et chapitres car l’histoire de Lyon est une romance. L’auteur ambitionne de faire comprendre la capitale des Gaules à ses habitants, visiteurs ou à ceux qui la traversent. Le livre est divisé en trois parties qui sont celles nommées en couverture.

– Repères : On y parle de dates-clés qui ont fait le Lyon d’aujourd’hui, c’est pour ça qu’elles sont le plus souvent proche de notre époque. Elle se compose des dates fondatrices, traumatiques et symboliques. Toutes ont un lien avec le Lyon actuel.

– Territoires : Explique chacun des nombreux endroits qui font la richesse de la Ville des Lumières : Bellecour, Confluence, le Rhône, la Saône, la rue de la République, etc.

– Identités : Décrit les aspects qui caractérise Lyon, font d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, fait qu’on s’y sente attaché : l’antiparisianisme, l’humanisme, Lyon tricolore, la ville de l’étrange, etc.

Un livre actuel d’une grande précision qui aide à comprendre comment la ville fonctionne, à comprendre la lyonnitude, ce sentiment d’attachement à Lyon. Pour 15€ ça vaut le coup. Le mien, je l’ai acheté au Carré de Soie chez les baltringues de Gibert Joseph qui refilent les plus beaux livres d’occasion à Paris en nous laissant ceux qui sont bousillés. En même temps, c’est parce que les parigots sont blindés de préjugés sur les livres d’occasions qu’ils imaginent emplis de maladies, ce qui est archi-faux.

img063

Le Roman de Lyon – Repères, Territoires, Identités (bruno Benoit) aux éditions Lyonnaise d’Art et d’Histoires

 

La plaisante sagesse lyonnaise

Les Lyonnais sont un peuple intelligent et profond. Un héritage de notre histoire commerçantes et spirituelles. Ce qu’on appelle la « plaisante sagesse lyonnaise » a donné vie à de nombreuses maximes et réflexions très en vogue il y a quelques siècles de cela. En 1920, Catherin Bugnard, secrétaire perpétuel (le même nom se transmet à tous ses successeurs) de l’Académie des Pierres-Plantées (société défendant la culture lyonnaise, succédant à l’Académie du Gourguillon) rassemble en un recueil toutes les maximes qu’il a pu en un petit livre : La plaisante sagesse lyonnaise. Ces maximes illustrent bien le caractère lyonnais et son esprit. Je vous invite vivement à l’acquérir pour perpétuer cette héritage unique. En privilégiant, si possible, les petites librairies indépendantes. Je vous mets quelques maximes :

– Méfie-toi des gones que savent faire rien de rien, ils sont capables de tout.

– Quand on est amoureux, ça n’a qu’un temps. Quand on est bête, c’est pour toujours.

– Entre les bêtes et les gens, y a bien souvent que le baptême que fait la différence.

– Celui qui se vante le plus, il ne peut souvent que le moins.

– Au Paradis, on sera si heureux, si heureux, que l’éternité sera bien vite passé.

– Quand on n’a besoin de rien, tout le monde sont à votre service.

– Vaut mieux avoir compris qu’avoir appris.

– Le bon sens a beau courir les rues, personne lui court après.

GE DIGITAL CAMERA

La plaisante sagesse lyonnaise – Catherin Bugnard

Lyonno-lyonnais

A Lyon, on aime bien ce qui vient de la ville même, promouvoir les gens de notre ville. On est trop autocentré. A la tête de nos différentes institutions, souvent des Lyonnais. Ce n’est pas mauvais mais là c’est trop. Le plus bel exemple est le maire Gérard Collomb qui occupe plus d’une vingtaine de fonctions. L’émergence de nouveau talent est bloquée.

Accueillir quelques « internationaux » permet au milieu lyonnais de nouer des liens avec des milieux d’autres pays, de développer son influence et de saisir des opportunités qu’il n’aurait pas eues autrement.

En revanche, au niveau de la production elle-même, des « artistes », il semble que les dirigeants, voulant à tout prix attirer le public facilement, aient privilégié des artistes étrangers au détriment de la production lyonnaise qui, elle, ferait davantage rayonner Lyon.

Ce qu’il faut donc, c’est limiter le cumul des fonctions, s’assurer qu’il y ait des étrangers à la tête d’au moins quelques institutions, et promouvoir la production lyonnaise.