Comment dépolluer Lyon ?

La Capitale des Gaules possède de nombreux sites naturels, tels le Parc de la Tête d’Or ou les pentes de Fourvière. D’autres parcs et site naturels sont en projets. Pourtant, régulièrement, la ville atteint des taux de pollution inquiétants. Pour une ville qui a les ambitions de Lyon, ce n’est pas tolérable ! On l’explique par le fait que la ville est confrontée à d’incessants bouchons et qu’elle possède au Sud, de nombreuses usines et raffineries. Pour autant, faut-il en conclure qu’il n’y a rien à faire ?

Les pics de pollution touche régulièrement la Ville-Lumière.

Non, une solution très simple serait d’utiliser des vélos. Oui, quelques coups de pédales permettent de propulser le vélo assez vite. Je l’ai moi-même assez utilisé pour témoigner que le vélo est très pratique et s’utilise avec grand plaisir. Et son utilisation est bien plus facile et rapide que vous ne le pensez. Il y a de nombreuses stations Vélo’v qui permettent de s’adonner aux joies du pédalage. Le système de location de vélo à très récemment été élu le meilleur d’Europe.

Malheureusement, la route est dangereuse pour les cyclistes, et sur les trottoirs, ce sont les cyclistes qui sont dangereux pour les piétons. La solution : les pistes cyclables. Mais le problème est qu’elles ne sont pas assez développées. Là encore, la ville ne se donne pas les moyens de réussir pleinement : d’un côté, elle installe un système efficace de location de vélo ; et de l’autre, elle ne trace pas assez de bandes cyclables.

La ville pionnière en matière de piste est Strasbourg. 46% des rues de la belle capitale alsacienne – et en passant, capitale française du cyclisme – possèdent des pistes cyclables, ce qui la met en tête du classement des villes françaises, loin devant Angers (2ème) avec 28%. Lyon n’est même pas dans le top 10. Même Paris (6ème) a plus de pistes avec 21%. Bref, pour Lyon, c’est la honte ! Mais que fait Gérard Collomb, maire de la ville depuis 2001 ? Rien, absolument rien.

Les Berges du Rhône sont entièrement parcourues de pistes cyclables

Une autre solution qui peut être prise en complémentarité de la première est l’interdiction des véhicules en centre-ville. Cela peut se faire assez facilement si les habitants ont un vélo ou une station Vélo’v pas loin de chez eux. Il faudrait peut-être aussi ajouter quelques lignes de bus là où il y en a besoin et installer des endroits pour ranger son vélo.

Un des obstacles à cette disposition est la peur de la mairie du risque de dégringolade du chiffre d’affaires des magasins du centre-ville. Mais si on fait les choses correctement – et pas à moitié, comme souvent – il ne devrait y avoir aucun problème. Juste laisser le temps aux habitants de s’adapter. Je suis sûr qu’ils s’adapteront très rapidement au plaisir de pédaler.

Plus de véhicules en centre-ville et des habitants prenant l’air à vélo, c’est bon pour nos poumons – sauf si un abruti vous balance sa fumée de cigarette dans le nez – et pour le moral. Après, la question est toujours la même : va-t-on s’en donner les moyens ?

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