Le championnat de France est vraiment le plus mauvais au monde

La France étant archi-centralisée, Paris domine tout. Paris écrase les autres villes démographiquement, économiquement, culturellement et mondialement. Dans tous les domaines. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps les principaux sports collectifs étaient épargnés. Ainsi, nous pouvions nous reposer l’esprit en voyant des sports où Paris ne dominait pas. Mais depuis l’arrivée des Qataris de QSI, Paris écrase le football, le handball et peut-être bientôt le Basketball. A côté des Qataris, Tony Parker est un actionnaire bien dérisoire pour l’Asvel. Et je ne vous parle même pas de Monaco et de son propriétaire russe…

Quand un club gagne un titre, il a du mérite parce que le titre récompense un dur travail de la part des dirigeants et des joueurs. Il y a des valeurs mises en avant. C’est beau. Mais quand un club gagne un titre uniquement parce qu’un riche investisseur a fait venir des stars, quelles sont les valeurs mises en avant ? Le bling-bling ? La magouille ? Le trafic d’’influence ? S’il y encore en France un club qui symbolise le dur travail, le dur travail qui réussit c’est bien l’Olympique Lyonnais, à travers Jean-Michel Aulas. Comparez l’OL de 1987 avec celui de 2013. Vous verrez d’immenses différences. Et ce sans l’apport d’investisseur milliardaire. Je précise que Pathé n’a rien d’un investisseur milliardaire, dont l’actionnariat se rapproche plus de Danone avec l’ETG que de QSI avec le PSG.

Cette France du tout-à-Paris je ne l’aime vraiment pas. La France que j’aime est celle qui aide la province et qui l’aide à rayonner. La France d’aujourd’hui ne met en avant que Paris alors que nous avons 21 belles régions de provinces. Son championnat de football reflète bien la centralisation parisienne : les clubs ne peuvent s’appuyer que sur un tissu économique affaibli par le monstre parisien. En vérité, nous avons tous une tour Eiffel dans le dèrche.

Le nom du futur stade de l’Olympique Lyonnais

Stade des Lumières. C’est le nom que Gérard Collomb (maire de Lyon) a soufflé à Jean-Michel Aulas (président de l’Olympique Lyonnais) pour le Grand Stade dès 2007 lors de la présentation de la maquette. A cette époque, les rendus visuels montraient un toit transparent et lumineux. Il y a aussi la référence à Lyon, Ville des Lumières. Stade des Lumières lui correspondait impeccablement.

Puis en potassant le sujet, je me suis aperçu qu’il y avait au moins deux autres « Stade des Lumières » : au Portugal, l’Estadio de la Luz, stade du Benfica Lisbonne ; et en Angleterre, le Stadium of Lights, stade de Sunderland. Et le nom du futur stade de l’OL perd de son originalité. Pis encore, il semblerait que le nom n’ait été choisit que pour aspect esthétique et n’ait aucun lien avec la ville ou le stade lui-même. Le nom vidé de son essence parait bien mieux clinquant qu’à l’origine.

Un nom qui me parait meilleur est Stade des Gaules. Il n’y a aucun autre stade nommé ainsi. Ce nom fait référence au titre lyonnais de Capitale des Gaules, et à son époque glorieuse où la ville dominait la France d’alors. Bien plus prestigieux que le simple statut de ville. Quand on citera son nom, Stade des Gaules, on fera automatiquement le lien avec la Capitale des Gaules. Ce nom peut même faire une ressemblance avec Stade des « Goals »…

MàJ : Finalement le naming de notre Stade des Gaules sera probablement Groupama Arena ou Groupama Stadium.

Stadium of Lights, Sunderland

Estadio da Luz, Lisbonne

Stade des Lumières, Lyon

Résumé manif : Pas de derby sans supporters

Ce dimanche 10 novembre, Les Lyonnais ont organisé une marche pour contester la décision de la préfecture de la Loire d’interdire le déplacement des supporters lyonnais à Saint-Etienne. Petit résumé.

On était plus de 300 sur la place Bellecour. Des journalistes connus étaient présents comme Barth Ruzza, Edward Jay… Une escorte policière aussi impressionnante qu’inutile. Il y avait surtout des « Lyon 1950 ». J’ai vus un gars avec écrit « RSCA Fans ». Il y avait aussi des supporteurs du LKS Lodz, les plus cons du cortège, malheureusement, puisque deux d’entre eux se sont fait photographier avec le salut nazi, ce qui a énervé l’un des meneurs du VS (et moi aussi ).

Arrivé sur le pont de la Guillotière, les feux ont tous été allumés. Ensuite, on m’a réquisitionné pour porter un des manches de la dernière banderole (« Unis pour nos droits »). Le vent été terrible et ça a été galère pour la tenir. Et ont a fini par la ranger. Une grosse rasade, on était tout trempe. Pas mal de chants lyonnais, surtout sous les ponts ferroviaires de Jean-Macé sous lesquelles sa résonnait bien, surtout les pétards. Une série de pétards : j’étais heureux de m’être bouché les oreilles. Vers l’université, un supporteur stéphanois sur son balcon se fait massivement insulté (il se sentait en sécurité en haut chez lui ).

Je suis partis au niveau du métro Jean-Jaurès comme j’avais les jambes en compote, et le reste des supporters a rejoint le stade de Gerland.

Au final, c’était très sympa. Pas spécialement de débordement. Les ultras se sont assez bien comportés.

Vaincre : un état d’esprit

Cette idée de sujet me venu en me remémorant le match retour de la demi-finale de Ligue des Champions perdu 3-0 contre le Bayern. On m’a fait remarquer que nos joueurs s’étaient « chiés dessus ». Je me suis demandé pourquoi certaines équipes réussissaient à vaincre ou à renverser la situation et d’autres pas.

J’en suis venu à la conclusion que c’est dans la tête que tout se joue. Car la culture de la gagne, la vraie, celle qui est complète, permet de vaincre malgré les difficultés. Non seulement pour bâtir une équipe il faut avoir les hommes mais aussi cultiver un état d’esprit particulier qui va du standardiste au joueur. Il ne me semble pas que l’OL ait entièrement compris ça, même à la grande époque.

Lors du match contre le Bayern, nos joueurs se sont laissé submerger par la pression. La pression et l’obligation de de voir remonter un but de retard a été perçu comme une ennemie. C’est une grave erreur. Il ne faut pas voir les difficultés comme une pression négative mais comme une occasion de créer l’exploit et de se bâtir une réputation. Il faut que les joueurs aient envie d’être en difficulté pour montrer aux autres ce qu’ils savent faire, qu’ils se disent en quelque sorte : « Prenez nos femmes en otages, mettez-nous deux buts de retard, un carton rouge, plus que dix et en face la meilleure équipe ; et nous, on va vous montrer comment on les renverse. » Une détermination telle surpassera les effets néfastes de la pression. Vaincre les titans alors que personne ne s’y attendait, c’est ce qui doit animer les joueurs d’une équipe qui souhaite s’illustrer en Europe.

Mais si l’équipe perd ? Si c’est le cas, il restera la gloire d’avoir combattu au mieux. Cette gloire bâtira une solide réputation qui sera l’équivalent d’un petit titre. Quoi qu’il en soit, la rage de vaincre (et non la peur) est TOUJOURS récompensée. Si le joueur est une voiture, la rage de vaincre est son moteur. Une voiture aussi superbe soit-elle ne va nulle-part sans un moteur assez puissant.

Si l’OL veut augmenter ses chances de briller en Europe, il doit cultiver cette rage de vaincre qui surpasse toute pression néfaste. Avec cet esprit-là, l’OL de 2010 serait peut-être passé… L’OL de 2005 et 2006 aussi. Heureusement, il n’est JAMAIS trop tard pour bien faire. Alors pourquoi ne pas développer la rage de vaincre à l’OL dès maintenant ? Surtout, quoi de plus naturel qu’une équipe ayant pour symbole le lion ait une telle rage de vaincre dans les pires conditions ?

Contre le Bayern en 2010, l’OL n’a pas eu une rage de vaincre assez forte pour surpasser les effets néfastes de la pression.

Lyon – Tottenham : match de légende ?

Avant le match aller, Tottenham était à cinq petits points du deuxième de Premier League. Les Spurs auraient probablement été deuxièmes sans leur mauvais début de championnat. C’est cette équipe, en pleine puissance, qui accueillait l’Olympique Lyonnais, club en plein doute et en méforme après deux défaites consécutives, en manque de liquidités. Tottenham ne devait faire qu’une bouchée de l’OL, l’objectif du club rhodanien étant d’au moins préserver les chances pour le match retour.

Pourtant les Gones donnèrent énormément de difficultés aux Spurs pour s’imposer et approcher des cages lyonnaises. L’OL aurait même pu mener. Ce sont deux coup-francs qui sauvèrent et donnèrent la victoire à Tottenham. Les Lillywhites, comme ils se surnomment, ont eu très chaud et gagnent presque miraculeusement 2-1, l’arbitrage ayant aussi porté préjudice aux Lyonnais.

/ Photo Stéphane Guiochon

Les Lyonnais avaient posés de graves problèmes aux Spurs.

2-1. Pour le match retour, tout est permis. Les Lyonnais y croient et Gerland sera plein comme à l’époque de la Ligue des Champions. Prêt a bouillonner de tiffos, de drapeaux, de sauts et de chants. Tous y croient pour renverser la vapeur, une vapeur qui ne s’est plus renversé depuis 2002 face au Club Bruges (4-1 ; 0-3). C’est le bon match pour relancer la légende OL et amorcer une nouvelle spirale positive. Les supporteurs anglais y croient autant que nous puisqu’ils seront 2500 à faire le déplacement à Gerland. Jouer à domicile ne sera pas forcément plus facile puisque Tottenham aime avoir des espaces pour jouer en contre. C’est là que ce sera dangereux pour nos Gones : ils devront attaquer en faisant attention à ne pas subir de contre. Ce sera un défi tactique qui servira de test pour  l’entraîneur lyonnais. Ce sera un match très certainement nerveux où il faudra user de patience et d’intelligence pour trouver la faille. Une victoire 1-0 suffirait à qualifier l’Olympique Lyonnais. Ce sera un match sous tension, enflammé et sûrement spectaculaire. L’Europe aura les yeux braqués sur ce match.

Gerland sera plein et l’ambiance chaude.

Si l’OL gagne et passe, il aura réalisé une performance européenne de très haut niveau qui montrera qu’il est resté, malgré les difficultés, un roc, un lion, qu’il vaut mieux éviter de croiser. Une performance qui ne fera qu’ajouter à l’histoire et à la très belle réputation européenne de l’Olympique Lyonnais. Mais ce sera aussi important pour les jeunes joueurs qui gagneront énormément en confiance. Que du positif… avant d’affronter l’Inter Milan. Si l’OL perd, il restera toujours la gloire d’avoir combattu et posé énormément de problèmes à une très solide équipe européenne qui n’a pas les mêmes problèmes que notre club. Et les joueurs se concentreront vite sur le championnat et la lutte contre le Paris Saint-Germain pour le 8ème titre.

En attendant la Ligue 1, la Ligue Europa. J’y crois dur comme fer. Et vous ?

Le trophée de la Ligue Europa.