Origine des langues et du peuplement de la Terre

Grâce à la linguistique alliée à la génétique, il est possible d’assembler chaque morceau pour accéder à la compréhension des origines de l’humanité. Dit comme ça, ça fait très intello, mais avec une bonne explication, ça passe mieux.

A la base de cette théorie, les Basques. Ils sont l’élément déclencheur. Comment ? Avant tout, il faut expliquer la génétique et en particulier les haplogroupes. Un haplogroupe a pour origine une personne et se transmet de père en fils et de mère en fils et filles. Il caractérise ses descendants qui forment un peuple d’origine, ce qui permet de comprendre le peuplement de la terre. Ces peuples vont se séparer et se mélanger, ce qui fait qu’une nation peut avoir plusieurs haplogroupes et qu’un haplogroupe peut se retrouver en plusieurs nations. Ensuite, les langues. Parmi elle, il y a ce qu’on appelle des isolats. Ce sont des langues qui ne sont affiliées à aucun groupe de langue car aucun de ses mots n’a pu être rapproché d’une autre langue.

Alors les Basques. Les Basques sont du Haplogroupe R1b (sinon nous aurions retrouvé parmi eux un haplogroupe uniquement porté par les Basques). Les R1b sont avec les R1a le foyer du groupe de langue indo-européen. Pourtant, leur langue est un isolat. Pourquoi n’a-t-elle rien à voir avec l’indo-européen alors que ses locuteurs sont R1b ? Ça parait complètement fou.

La génétique a montré que les Basques habitent leur pays depuis les premières arrivées d’humains en Europe, donc très longtemps. C’est ce qu’il leur a permis de garder leur langue « isolée » : se séparer très tôt de leurs cousins R1b, qui parleront vite des langues indo-européennes. Mais alors pourquoi portent-ils le haplogroupe R1b plutôt que d’avoir le leur ? Tout simplement parce que les haplogroupes se forment très vite, et que s’il y a autant d’haplogroupes dans le monde (une vingtaine), c’est que son peuplement s’est fait très rapidement (sinon nous porterions tous le même haplogroupe). En quelques siècles à peine. Sur une période bien plus réduite qu’on le pense actuellement. D’ailleurs, il y a seulement besoin de considérer l’Histoire : on passe en quelques milliers d’années, de l’antiquité à la conquête spatiale ! Si le peuplement aurait été aussi long que le pensent les scientifiques, soit les Basques auraient leur propre haplogroupe, soit leur langue serait indo-européenne.

A ne pas oublier en lisant l’article :

Le basque (qui est un isolat) est un indice de la précocité de leurs locuteurs d’avec les autres R1b.

Le R1b des Basques est un indice de la vitesse de développement des haplogroupes.

La question qui se pose est : pourquoi les basques parlent-t-il un isolat alors qu’ils descendent de la même personne que les autres R1b ? Il est logique de penser qu’à l’origine toutes les langues étaient des isolats, et que c’est la fréquentation étroite de ces locuteurs qui a permis des ressemblances entre ces différents isolats, ce qui a permis de les regrouper au sein de groupes linguistiques. Donc l’indo-européen en tant que langue commune n’a jamais existé. Une autre question est alors posée : pourquoi tous ces isolats au sein d’un même haplogroupe, d’un même peuple d’origine ? Là c’est difficile de dire quoi que ce soit. Ceci dit, nous avons une explication. Il se trouve que ce qui corrobore la théorie c’est… la Bible.  La Bible dit que pour empêcher les humains de se centraliser sur Babel, Dieu a confondu les langues. C’est aussi ce qui explique la formation des groupes linguistiques : en divisant les langues, de nombreuses personnes ont pu subitement être coupées de leurs proches, de leurs amis.

D’ailleurs la Bible parle de Sumer comme étant le foyer d’origine de l’humanité. Saviez-vous que le Sumérien est un isolat linguistique ? Alors que c’est la première civilisation qu’ait porté notre planète. Comment se fait-il que ce soit un isolat alors qu’étant la première civilisation elle aurait dû fortement influencer les langues des peuples voisins ? Cet isolat s’explique aussi parfaitement par la confusion des langues.

Le tout est de s’ouvrir à ces idées qui sont basées sur des faits. Le problème est que la science est détournée au service d’une idéologie athée qui corrompt les raisonnements. Pourtant les preuves sont là, dans l’article. Cet article nécessite beaucoup d’humilité. Mais on en a tous besoin.

 

L’Humanité est constituée de nombreux haplogroupes (ici les haplogroupes paternels).

 

Comme on peut le canstater les isolats suivent le peuplement de R1b montré sur la cart ci-dessous. Les locuteurs de ces isolats sont donc R1b. D’ailleurs, les deux axes de peuplement semblent indiquer leurs origines asiatiques

 

HaplogroupR1bWorld

Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

PDF : Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

Ne croyez pas que je suis insensible à la tuerie du 17 novembre, bien au contraire. Mais ce qui m’énerve c’est qu’on a l’impression que Paris s’est mue en une défenseure de la liberté.

Si on regarde son histoire, elle a largement bénéficiée de la centralisation des rois de France. Ils y déplaçaient toutes les ressources possibles depuis la province, lesquelles étaient taxées de « rebelles » si elles protestaient. On y envoyait quelques fois l’armée. C’est de cette façon que Paris est devenue si grande et si riche.

Le cas qui nous concerne le plus est le siège de Lyon en 1793. Les Lyonnais, refusant, entre autres, le centralisme jacobin extrémiste des autorités parisiennes, se soulevèrent contre les tyrans. En représailles, les Jacobins envoyèrent l’armée détruire une partie de la ville et tuer 4000 Lyonnais innocents – et encore, le chiffre précis n’est pas connu, il pourrait être bien plus élevé. Tous ces Lyonnais-là  ont été assassinés « au nom de la liberté » comme une colonne érigée au centre de la ville devait l’indiquer.

Malheureusement, il n’y avait pas de réseaux sociaux, et les médias très limités. Imaginez en une des journaux : « Après le siège, des milliers de Lyonnais exécutés » ou alors des hashtags #JeSuisLyon, ou alors des drapeaux lyonnais brandi un peu partout dans le monde.

Est-ce réellement du passé ? Non, car l’intolérance se manifeste dans le monde politique. Il y a peu de temps, les sénateurs ont refusé de signer la charte européenne des langues régionales. Quel ingratitude, alors qu’elles ont largement contribué à l’enrichissement de la langue française.

Va-t-on attendre qu’il y ait un attentat de grande ampleur en province pour qu’elle sorte de l’ombre parisienne ?

Pour finir, je tiens à signaler que si les Lyonnais se sont soulevés contre la Convention jacobine c’est aussi pour pouvoir présider à leur propre destinée. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? A la Renaissance, éloigné de la censure des institutions nationales, les idées se développent, notamment la poésie avec l’Ecole de Lyon dont certains membres ont inspirés les poètes de la Pléiade. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? Durant la Seconde Guerre mondiale, Lyon a été capitale de la Résistance. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ?

Dans ces événements difficiles, évitons l’obscurantisme et apportons les lumières de la vérité historique.

Je vous laisse avec ces quelques citations de Bertrand Barère, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes, dont les Lyonnais et le projet de destruction de leur ville :

« Les royalistes veulent du sang. Ils l’auront. Ils l’auront, organisé par l’armée révolutionnaire qui selon le mot de la Commune de Paris mettra la Terreur à l’ordre du jour. »

« Le vaisseau de la révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang »

« Citoyens, la liberté est entrée dans Lyon, le 9 de ce mois… Le Comité a dit que les traîtres doivent être pris, leur punition doit être prompte…Mais laisserez-vous subsister une ville qui, par sa rébellion, a fait couler le sang des patriotes ?…Ce n’est pas une ville…Elle doit être ensevelie sous ses ruines…

(Suit le décret : )

Article premier : Il sera nommé par la Convention Nationale, sur présentation du Comité de Salut Public, une commission extraordinaire de cinq membres pour faire punir militairement et sans délai les contre-révolutionnaires de Lyon.

Article deux : Tous les habitants de Lyon seront désarmés. Leurs armes sur le champ seront distribuées aux défenseurs de la Patrie. Une partie en sera remise aux patriotes de Lyon qui ont été opprimés par les contre-révolutionnaires.

Article trois : La ville de Lyon sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli. Il ne restera que les maisons des pauvres, les habitations des patriotes égorgés, les édifices spécialement employés à l’industrie, les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique.

Article quatre : Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la république et portera désormais le nom de  » Ville affranchie « .

Article cinq : Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes avec cette inscription :  » Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus « . »

Mais rappelez-vous toujours : si Rome est éternelle, Lyon est immortel !

Réponse à Astrelle75, l’anti-lyonnais

PDF : Réponse à Astrelle75 l’anti-Lyonnais

Il y a quelques jours, un parigot a laissé sur mon blog un commentaire blindé de haine sur Lyon. Je ne peux laisser ce crime impuni. Le temps de la souffrance est arrivé. Quelle tragédie ! Astrelle75, je te le dis : tu vas tellement jouir de douleur que tu vas éjaculer du sang. Que le carnage commence !

Astrelle75 : Il faut arrêter de comparer la petite ville de Lyon et ses communes pauvres comme Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Saint-Fons, Givors, le quartier de la Duchère, avec Paris, la plus grande ville de France et de loin, la plus belle capitale du monde et la plus touristique, la ville lumière, la ville du luxe, strass & paillettes. Paris sera toujours dans la lumière, Lyon dans l’ombre. Si les Jeux Olympiques doivent avoir lieu en France en 2024 ce sera à Paris et surtout pas à Lyon. Lyon est une ville connue comme étant « la capitale mondiale de la gastronomie » et après ? Rien, ça s’arrête là. Honnêtement qui s’intéresse à Lyon plus connu sous le nom de Facho-Land ? Personne ou pas grand monde. Je crois même qu’on s’intéresse plus ̶à̶ ̶l̶a̶ ̶v̶i̶l̶l̶e̶ au bidonville le plus honteux de France, Marseille. La preuve, cest bien à Marseille que se dérouleront les épreuves de voile. Enfin bref, je ne comprends même pas qu’on puisse poser cette question, c’est surréaliste ! Tout est concentré dans la capitale, tout est attaché à un seul point, Paris. Il y’a Paris et il y’a les autres, ça ne changera jamais.

Le Lyonniste : C’est très mal d’insulter deux belles villes comme Lyon et Marseille. Alors, je répondrai par un poème :

Pourtant c’est à Lyon qu’est la Fête des Lumières

Alors va * ta mère sur la Cane-Cane-Canebière

J’en ai la larme à l’œil, je le jure. Ensuite, quand tu parles des épreuves de voile, c’est sûr qu’elles ne risquent pas d’avoir lieu à Lyon, ni à Paris – quelle perspicacité tu as !

« Facho-Land » ? Mdr. En gros, tu connais tout sans rien savoir. Alors je vais t’enseigner. Lyon connaît une diversité idéologique importante. Lyon est certes un bastion de l’Extrême-Droite mais elle est aussi un bastion du Centre. La Résistance à Lyon et, surtout, les mouvements sociaux-politiques du 19ème Siècle la rapprochent bien de l’Extrême-Gauche. La ville vote en général à Droite et a actuellement un maire de Gauche. Ce foisonnement idéologique est né lors de la Renaissance alors que l’Europe se pressait à Lyon dans les foires et que les rois de France comme François 1er rêvaient de s’y installer. Petite précision : pour le Centre, cela provient de la Révolution et des jacobins de Paris qui ont ordonné le massacre de plusieurs milliers de Lyonnais innocents « au nom de la liberté ». Tu vois, les fachos c’est plutôt vous.

Astrelle75 : Ça me fait penser aux clubs de football. Là encore il y’a le Paris Saint-Germain et il y’a les autres : L’Olympique Lhyundai de Corée et l’Olympiquof de Marseillov estampillé Bernard Tapie. Lorsqu’on revendique être un « club français » il faut qu’il le soit à 100% et pas à moitié.

Le Lyonniste : Avec ton Qatar Saint-Germain, t’es vraiment mal barré. Les deux clubs sont incomparables. L’OL a été bâti sur une stratégie efficace sur de longues années d’efforts. Le président est lyonnais, comme son bras droit, de même que le précédent entraîneur, et de nombreuses entreprises de la région qui ont soutiennent le président depuis longtemps. Encore mieux : les nombreux joueurs lyonnais qui font que le club a fusionné avec la ville car ce n’est pas uniquement le club qui est fort, mais aussi ses habitants. Bien plus qu’un club 100% français, nous sommes 100% lyonnais. Nos titres sont acquis à la sueur de notre front. Qui a-t-il de Français au QSG qui lui a donné sa force actuelle ? Rien. Un beau jour, les Qataris ont frappé à la porte de ce club. L’OL, et même l’OM sont bien plus français que ne l’est le QSG.

Astrelle75 : Tout le monde connait l’origine de l’actionnaire Margarita Louis-Dreyfus et de Hyundai à Lyon. Le Paris Saint-Germain fait énormément de jaloux car non seulement c’est le club de la capitale mais en plus a un investisseur milliardaire. En attendant personne n’a oublié les voyages à répétition de Jean-Michel Aulas dans les pays du Moyen-Orient afin d’y dénicher un investisseur milliardaire. Manque de pot, il est revenu bredouille. Pourquoi ? Car l’OL et la ville de Lyon n’intéressent pas grand monde, ce n’est pas intéressant, pas assez clinquant. L’OL est un « petit » club qui n’a jamais gagné de Coupe d’Europe et qui a découvert son premier trophée de Champion de France en même-temps que les maillots fluorescents. Excellent centre de formation, grande équipe féminine, c’est tout. Le plus drôle c’est que récemment le patron du fonds d’investissement Doyen Sports, qui travaille aujourd’hui avec l’OM, a déclaré à propos de Aulas : « J’entends Jean-Michel Aulas critiquer les fonds d’investissement. Mais Lyon a été un de ces clubs-là. Tenez, regardez mon téléphone, c’était pendant le tirage au sort de la Ligue des Champions à Monaco, fin août. Vincent Ponsot (le dirigeant général adjoint de l’OL, ndlr) m’a envoyé un millier de messages pour me dire qu’Aulas voulait me rencontrer. » La fin justifie décidément toujours les moyens. » C’est juste à mourir de rire.

Le Lyonniste : Il n’y a rien de drôle. Ça fait partie du rôle d’un président de chercher de nouveaux apports financiers pour soutenir la stratégie de son club. Car ce qui est au centre, ce n’est pas l’argent mais la stratégie qui sous-entend un dur travail mené sur une longue période. C’est tout ça qui fait qu’un titre gagné est mérité. Or, en ce qui concerne le QSG, ce club que tu défends chèrement, ne travaille à aucune stratégie. Ses proprios se contentent de balancer l’argent pour des joueurs ne sont attirés que par l’argent. Les titres gagnés ainsi ne valent rien.

Astrelle75 : Le Paris Saint-Germain est le club de la capitale, la plus belle du monde et la plus touristique, la ville lumière, la plus grande de France, la ville de la Jet-set, du luxe, strass & paillettes, l’endroit préféré des plus grandes stars françaises et internationales etc. Et je ne parle même pas des hôtels huppés, des magasins de luxe, de Roland-Garros. Même au niveau des médias, tout est concentré dans la capitale. Il n’y a qu’à voir l’engouement, la mobilisation de ces derniers lorsque le Paris Saint-Germain joue un match. C’est juste incomparable avec les deux autres clubs cités. « Paris » c’est trop puissant, Paris ça fait rêver, Paris c’est magique ! Les autres clubs et villes de France paraissent minuscules à côté, il ne faut pas s’étonner que les Parisiens vous regardent avec hauteur. La Tour-Eiffel vous ne l’aurez jamais.

Le Lyonniste : Ça c’est typiquement ce que l’on déteste chez les parisiens : leur terrible arrogance. Ne vous étonnez pas d’être détestés.  Mais cette façon de dire laisse croire que vous vous imaginez ne devoir votre opulence qu’à vous-même, ce qui est archi-faux. De la même manière que les Qataris ont balancé tranquillement leur argent pour acheter les joueurs, les dirigeants français ont tranquillement centralisé – volé ! – tout ce qu’ils pouvaient sur Paris et taxé les provinces de « menaces pour l’unité de la République ». Ce qui est complètement dingue vu que ces défenseurs de l’unité, en centralisant, creuse un immense fossé entre la capitale et le reste du pays. Pensée schizophrénique. Paris est l’invention de dirigeants belliqueux voulant en mettre plein la vue et faire les beaux devant le monde entier. Bref, être fier d’avoir pillé les autres pour construire se construire est très lâche.

Vous pouvez garder votre tour Eiffel qui n’est autre qu’une représentation phallique de votre virilité défaillante et de leur besoin de supériorité qui cache leur propre désastre moral. Heureusement, un jour, elle n’existera plus.

Et pour en finir avec cette partie, Paris n’est pas la plus belle ville du monde ; c’est une question de goût. Il y a de nombreuses villes que je trouve plus jolies. Ni la vraie ville-lumière : je te renvoie à ce billet qui l’explique bien.

Astrelle75 : Ne t’étonne pas d’avoir des jaloux si tu possèdes ce qu’ils n’ont pas. Ne t’étonne pas d’avoir des jaloux si tu fais ce qu’ils ne font pas. Cessez de jalouser et envier le PSG, vous vous faites du mal inutilement.

Le Lyonniste : Ce que Paris a, les villes de province l’ont eu avant, avant que Paris ne leur vole sous couvert de centralisation. Il est normal de ressentir de l’injustice car ç’en est bien une. Idem pour le football. A quoi ça sert de travailler dur à une stratégie si c’est pour voir passer devant des gens qui se contentent de balancer leur argent par les fenêtres ? Lance Amrstrong accusait aussi ses détracteurs de jalousies… avant d’être convaincu de dopage et de devoir rendre ses titres. Le QSG devra-t-il rendre ce qu’il a gagné ? Paris devra-t-elle rendre tout ce qu’elle a pris ?

Astrelle75 : Bon 1/8e de finale de la Ligue des Champions dans votre nouveau stade, le Hyundai Stadium (oups on me souffle dans l’oreillette que Hyundai s’est retiré pour une raison inconnue), construit sur les terres d’un pauvre paysan qui n’avait rien demandé à personne. Hyundai s’est vraiment retiré pour une raison inconnue ou c’est parce que Lyon n’est pas assez clinquant ? La « Kleenex Arena » c’est sympa aussi ! Aulas n’est plus tout jeune, c’est bientôt le départ ! Qu’allez-vous devenir sans ce jeune entrepreneur devenu un grand président ? Car apparemment il y’en a pas deux comme lui…

Le Lyonniste : Tu n’es pas bien renseigné. Le Stade des Lumières n’est pas construit sur ses terres, mais seulement une route prévue depuis longtemps avant le projet de stade. Il faut aussi que tu te poses la question de savoir combien de paysans ont été spoliés pour que Paris puisse s’agrandir – et ils sont largement plus nombreux !

Heureusement, il y aura très certainement un propriétaire assez intelligent pour poursuivre le travail de Jean-Michel Aulas basé sur une solide stratégie.

Pour conclure : nous sommes très fiers de ce que nous avons fait durant ces millénaires. Nous avons traversé tant d’épreuves et pourtant nous sommes toujours là. Car une de nos plus grandes qualités est la ténacité. La ténacité au service de l’authentique et de l’humain, de ses pensées, de ses émotions. Et bientôt, nous serons libérés de toute oppression.

Le potentiel extraordinaire mais injustement sous-exploité de Lyon

J’aime beaucoup Lyon. C’est la ville où je vis, me ballade, me déplace, me détends, ai mes habitudes ; prends mon accent, mon caractère. C’est la ville que je connais, celle que j’aime. Aussi, quand je vois qu’on se sert d’elle comme cadre ou qu’on en fait mention d’elle dans un roman ou un film, c’est comme si je rencontrais un ami au milieu d’une immense foule. Je me réjouis qu’on parle d’elle.

Mais ces occasions se font rares. La faute à une centralisation (tant culturelle que politique) qui déporte les ressources des régions et villes de province vers Paris. Ce n’est pas une bonne chose pour la richesse culturelle. Une ville ou une région, de par sa nature, influence l’histoire qu’elle « héberge » et renforce son caractère unique en enrichissant la culture littéraire globale. Centraliser c’est empêcher la province de contribuer à la culture. La centralisation est telle que Paris est surreprésentée dans la culture, en particulier des lieux ultra-ressassés comme les Champs-Elysées ou la tour Eiffel, ce qui n’apporte plus rien à l’histoire qui en parle. J’ai même croisé un auteur vivant à Lyon depuis toujours dire que sa ville ne l’intéressait pas. En revanche, il a bien placées quelques histoires à Paris. A croire qu’il avait des ambitions telles que Lyon ne fusse pas assez grande pour les accueillir. Et qui, d’ailleurs, défendrait sa ville si les auteurs parlent tous de Paris ?

Se priver de Lyon est une erreur. Avec ses contrastes (la colline qui prie, la colline qui travaille ; le Rhône masculin, la Saône féminine ; l’été chaud, l’hiver froid), elle offre un symbolisme fort à une histoire. Son positionnement sur les biotechnologies (les post-humains, par exemple) et sur l’image (la réalité virtuelle) ferait de la ville un cadre idéal pour une histoire de science-fiction. Avec son histoire (Capitale des Gaules à l’Antiquité, Myrelingues-la-brumeuse à la renaissance), elle pourrait faire partie d’une histoire de fantasy. Sa dualité de cité pieuse mais ésotérique ferait de la ville un parfait cadre dans le registre du fantastique – je suis sûr qu’un Stephen King adorerait Lyon. La ville est bien sûr un centre du polar. Avec son quartier Renaissance du vieux Lyon, sa topographie naturelle fait de collines et de fleuves, et ses roses – dont elle est aussi une capitale –, Lyon est la ville obligatoire pour une histoire s’inspirant du romantisme (au sens large). Et par-dessus tout, Lyon est la ville des mystères ; une source d’histoires inépuisable.

Lyon est une ville aux potentiels énormes et aux charmes multiples. Une ville qui apporterait un vrai plus à chaque histoire pour peu que les auteurs et cinéastes lyonnais se rendent compte de leur chance.

Le Roman de Lyon, par Bruno Benoit

J’ai vraiment apprécié ce livre que je voudrais vous faire aimer. Ce n’est pas vraiment un roman, mais il est écrit comme tel, avec ses parties et chapitres car l’histoire de Lyon est une romance. L’auteur ambitionne de faire comprendre la capitale des Gaules à ses habitants, visiteurs ou à ceux qui la traversent. Le livre est divisé en trois parties qui sont celles nommées en couverture.

– Repères : On y parle de dates-clés qui ont fait le Lyon d’aujourd’hui, c’est pour ça qu’elles sont le plus souvent proche de notre époque. Elle se compose des dates fondatrices, traumatiques et symboliques. Toutes ont un lien avec le Lyon actuel.

– Territoires : Explique chacun des nombreux endroits qui font la richesse de la Ville des Lumières : Bellecour, Confluence, le Rhône, la Saône, la rue de la République, etc.

– Identités : Décrit les aspects qui caractérise Lyon, font d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, fait qu’on s’y sente attaché : l’antiparisianisme, l’humanisme, Lyon tricolore, la ville de l’étrange, etc.

Un livre actuel d’une grande précision qui aide à comprendre comment la ville fonctionne, à comprendre la lyonnitude, ce sentiment d’attachement à Lyon. Pour 15€ ça vaut le coup. Le mien, je l’ai acheté au Carré de Soie chez les baltringues de Gibert Joseph qui refilent les plus beaux livres d’occasion à Paris en nous laissant ceux qui sont bousillés. En même temps, c’est parce que les parigots sont blindés de préjugés sur les livres d’occasions qu’ils imaginent emplis de maladies, ce qui est archi-faux.

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Le Roman de Lyon – Repères, Territoires, Identités (bruno Benoit) aux éditions Lyonnaise d’Art et d’Histoires