Le repli communautaire/identitaire est un droit naturel et inaliénable

Vous avez déjà entendu parler du repli identitaire, national ou communautaire ? En général, ce sont les médias et les politiciens qui en parlent le plus. Dans leur bouche, ce terme à une connotation négative comparable, presque, à un retour à l’Âge de Pierre. On l’utilise pour faire peur aux gens.

Il y trois niveaux de communautarisme :

  • Le micro-communautarisme : l’attachement aux membres de notre famille.
  • Le macro-communautarisme : l’attachement à son espèce, en l’occurrence la race humaine, ce qui fait qu’on a du mal à vivre seul sur une île isolée, par exemple.
  • Le méso-communautarisme : l’intimité ethnique ou nationale, où l’on veut vivre parmi les gens qui nous ressemble, ont la même culture.

Chaque communautarisme fait appel à un niveau de ressemblance, quelle soit biologique ou ethnique.

Actuellement, la dynamique mondialiste va très nettement à l’encontre du méso-communautarisme, ce qui crée des tensions. Bien sûr, les responsable de cette dynamique ne vivent pas dans des endroits cosmopolites.

Personne, pour le moment, ne nie le besoin des gens de se retrouver en famille sans que les choses extérieures n’interfèrent. Mais il en va tout autrement pour ce qui est de l’intimité ethnique. C’est comme si quelqu’un allait interdire à des personnes de vivre en famille, par exemple, au prétexte que ce serait une régression ou quelque chose dans ce genre.

Ces formes de communautarisme font partie de notre humanité. S’y attaquer c’est s’attaquer à l’humanité.

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Nos ancêtres SONT les Gaulois

J’ai récemment lu un article blindé de mensonges à un point tel que j’aurais pu m’évanouir. Ses phrases ont détruit ma tête. Et puis, surtout, j’en ai marre que certains, tout en prenant un air savant, nous disent que les Gaulois ne sont pas nos ancêtres.

C’est parti pour le premier extrait de ce démoniaque article.

Alors, on va commencer fort: les Gaulois n’existent pas! Par contre, si vous vous baladez un ou deux siècles avant Jésus-Christ dans le territoire qui deviendra la France, vous y trouverez des Ambiens, des Helvètes, […]

Toutes ces tribus sont regroupées aujourd’hui sous le terme de « Gaulois ». Pourtant, il n’existe pas la moindre trace d’une quelconque conscience de former une nation.

Je vais juste lui dire un truc : leur conscience nationale, on s’en fout royalement. Les Gaulois sont les Celtes qui ont vécus en Gaule chevelue, comme on l’appelait avant la conquête romaine. D’ailleurs il en va de même avec les Amérindiens. Ceux-ci n’ont jamais formé d’unité politique. Il y avait des Iroquois, des Sioux, des Incas, des Aztèques, des Olmèques… Pourtant personne n’a jamais dit que les Amérindiens n’existaient pas !

Ensuite, il en vient à parler de la chute de l’Empire romain. A la suite de quoi il écrit ce qui suit :

Et les Gaulois dans tout ça? Il y a belle lurette qu’ils n’existent plus! D’abord mélangés au colonisateur romain puis trucidés par les envahisseurs barbares… Il y a bien peu de chances que le moindre français d’aujourd’hui, aussi « pure souche » soit-il, ait la moindre goutte de sang gaulois dans les veines!

A en croire les deux premières phrases, les Gaulois ont donc bel et bien existé. Ensuite, son histoire de mélange avec les Romains est fausse aussi. Les Romains ont colonisé la côte méditerranéenne de la Gaule (et ce jusqu’à l’actuel Portugal), mais il n’y a rien qui indique une colonisation notoire du reste de la Gaule. La génétique le prouve : le haplogroupe paternel majoritaire du nord de l’Italie (R1b-S28) se répand sur toute la côte nord-ouest de la Méditerranée. Il y a ce même haplogroupe dans la région alpine mais elle concerne les Gaulois. Oui, Gaulois et Romains ont le même ancêtre paternel, même si bien sûr, chez les Romains, il y avait aussi d’autres haplogroupes très présents.

Pas la moindre goutte de sang gaulois dans nos veines ? Quoi, les germains ont exterminé tous les Gallo-Romains ? Je n’ai jamais été informé d’un tel génocide. D’ailleurs, les Germains étaient très peu nombreux par rapport aux autochtones gallo-romains. La Loi Gombette a été édictée à destination des Germains et des Gallo-Romains. Dans la carte qui suit, on voit bien que les Germains ont été très peu nombreux.

Répartition des lignées paternelles germaniques

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Présence faible comparée aux autres pays de langues germaniques. Eh, mais c’est peut-être pour ça que le français est une langue latine et pas germanique !

Voici les cartes des haplogroupes celtiques dont je parlais plus haut :

Répartition de l’haplogroupe R1b-S28 (U152)

Haplogroup-R1b-S28

Les Gallo-Italiques. En Turquie, les Galates ont laissé une trace visible.

Répartition de l’haplogroupe R1B-L21 (S145)

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Les Bretons. Notez la très forte présence en Bretagne (et une grosse colonie en région parisienne).

Répartition de l’haplogroupe R1B-DF27 (S250)

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Les Celtibères. Le point culminante au Pays basque est très surprenant. Il y a de nombreuses explications à ce sujet.

Répartition de l’haplogroupe R1B-S21 (U106)

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Les Celtes germanisés. On voit la trace des invasions vikings en Normandie.

Si on cherche absolument à se trouver un ancêtre, « Nos ancêtres les Francs » est historiquement bien plus juste!

Mon Dieu ! Historiquement ????? N’importe quoi ! Ce que voulaient les peuples germaniques qui sont entrés en Gaule c’étaient vivre à la Romaine. Ils étaient fans, et avaient repris beaucoup de choses du monde romain. Une fois dans leur territoire, les Francs n’avaient pas à avancer davantage. Ils se sont arrêtés dans une longue zone comprise entre la Picardie (principale région d’installation) et les Vosges. Dans le quart sud-est (très approximativement), il y a eu des Burgondes mais ils ont vite été absorbés par mariage par les Gallo-Romains locaux.

Une propagande, bien sûr, qui commence sur les bancs d’école, où les manuels d’Histoire tirés à millions d’exemplaires font de Vercingétorix le premier héros de notre histoire, et de Jules César un dictateur cruel et sanguinaire. Et cette mystification historique de se propager de générations en générations jusqu’à aujourd’hui!

Ce n’est pas une propagande ! Les Francs sont les ancêtres des rois de France, et les Gaulois sont ceux des Français. C’est juste qu’il a fallu attendre la chute de la monarchie pour que les Francs cessent d’éclipser nos ancêtres gaulois !

Lyon, authentique capitale de France et berceau de l’Europe occidentale

Sous un titre à l’ambition apparemment démesurée, se cache un fond totalement véridique. Un fond que nous étaierons dans cet article. Ces deux titres sont étroitement liés.

Capitale des Gaules

Pourquoi Lyon (Lugdunum) a-t-il été choisi comme capitale des Gaules ? Principalement en raison de sa situation géographique qui en fait un carrefour entre le nord de l’Europe et le sud. Lyon était a la limite nord du couloir rhodanien. Alpes et Massif central formant un goulot d’étranglement autour de ce couloir, les voyageurs passaient forcément par Lyon. La cité était également la porte d’entrée de la Gaule pour les Romains qui arrivaient d’Italie en franchissant les Alpes. Ce rôle de carrefour européen est toujours valable aujourd’hui tandis que Paris est devenue capitale à la faveur des invasions germaniques, qui sont terminées depuis très longtemps.

Lyon se trouve à un carrefour entre le nord et le sud de l’Europe

Berceau de l’Europe occidentale

Lyon est, en plus d’être la capitale des Gaules, le berceau de l’Europe occidentale. Lugdunum a été fondée par les Romains, qui ont apporté leur culture et leur religion. Mais très rapidement de nombreux Gaulois des régions voisines (notamment Ségusiaves, Allobroges et Ambarres) s’installent dans la nouvelle ville et représente le noyau de sa population. Ces Celtes vont apporter avec eux leur culture et leur religion. Par la suite, une importante population grecque apporteront aussi leur culture et leur religion. Les modes de pensée celte, romain et grecque fusionnent à Lugdunum pour donner naissance à l’Europe occidentale.

Jean-Claude Golvin a dessiné l’amphithéatre et le sanctuaire fédéral sur les pentes de la Croix-Rousse

En considérant ce qui vient d’être dit, Lyon est une bien meilleure ville que beaucoup d’autres pour accueillir le Conseil et/ou le Parlement européen. Lyon est toujours à un carrefour européen. Lyon est l’avenir. Soyons-en fiers.

Et si vous n’êtes pas convaincu, lisez « Aux racines de l’Europe occidentale » de Jacques Rossel.

Notre langue, l’arpitan

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Drapeau culturel arpitan ; non politique

Nous, Lyonnais, avons aussi notre patois à nous. La langue lyonnaise n’est qu’une des quelques variantes de l’arpitan (aussi appelé « franco-provençal », terme prêtant à confusion), qui va du Forez à l’ouest jusqu’à la Suisse romande à l’est. Elle est une des trois langues gallo-romanes aux côtés de la langue d’oïl (moitié nord) et de la langue d’oc (moitié sud).

L’arpitan est une langue latine. C’est avec la colonisation romaine que commence l’histoire de notre langue. Le latin s’est étendu à la France via l’urbanisation. Pour ce qui est de la zone arpitane, elle est originaire de Lyon, qui était la capitale des gaules et abritait donc des services administratifs importants où le latin était la langue principale. Pui cette langue s’est étendue à l’ensemble de la ville (les campagnes n’ont parlé cette langue qu’à partir du Moyen Âge).

Ensuite, les Burgondes sont arrivés du nord-est. La langue de ce peuple provient du germanique oriental, au contraire des Francs, plus au nord, dont la langue fait partie du germanique occidental. C’est probablement ce qui explique que l’arpitan soit distinct des langues d’oïl. Il est difficile d’évaluer l’importance de l’influence burgonde mais elle est probablement légère, les Burgondes ayant été peu nombreux en comparaison de la population gallo-romaine. Un des principales révélatrices de cette influence burgonde est que la zone arpitane correspond au foyer de population des descendants des Burgondes. Les Burgondes ont aussi eu une influence sur la prononciation de certaines voyelles comme le « e » et le « o ».

Ainsi, le parler lyonnais peut être vu comme du latin teinté de burgonde. En continuant à parler avec nos mots, nos tournures de phrase et notre accent, nous faisons vivre l’héritage de nos valeureux ancêtres. Un héritage commun avec tous ceux qui parlent cette langue comme la carte ci-dessous l’indique.

L’aire de difusion de notre langue correspond au foyer de population burgonde