Chouettes expressions lyonnaises

De tout temps, les Lyonnais ont eu l’esprit vif, comme en témoigne ses quelques expressions parmi les plus chouettes. Mémorisez quelques-unes pour les réutiliser à l’occasion.

« Aimer autant » = Préférer

« Aller plan plan » = Aller lentement, tranquillement

« Aller rondo » = Aller vite

« Attraper le bocon » = Prendre froid

« Avoir de la peau de sauc devant les yeux » = Ne rien voir, se voiler la face

« Boire le Beaujolais par la racine » = Etre mort

« Ça craint » = Ça risque

« De traboules en miraboules » = De traboules en mystérieuses traboules

« Embrasser la déesse » = Se livrer aux plaisirs amoureux avec la femme aimée

« S’en voir » = Eprouver des difficultés, se donner du mal

« Etre en balan » = Etre indécis

 « Faire flique » = Agacer, énerver, embêter

« Faire nano » = Faire dodo

« Faire péter la miaille » = Embrasser

« Faire péter une bise à la lyonnaise » = Embrasser très fort, sur les deux joues

« Faire son kangourou » = Travailler dur / posséder la femme aimée

« Se moucher à la parisienne » = Se moucher dans les doigts

« Petafiner sa fenotte » = Caresser la femme aimée, lui faire l’amour

« Péter plus haut que le menton » = Péter plus haut que son cul, être prétentieux

« Qui perd Lyon perd la raison » = [Devise emblématique] Variante : Qui perd la raison perd Lyon

« Recevoir une tôle » = Subir une grosse défaite

 « Travailler comme un massacre » = Travailler d’arrache-pied

Et s’il vous en faut davantage, je vous renvoie au livre « Expressions familières du Lyonnais » de Gilbert Salmon.

La dérive de l’anti-racisme

Je viens d’être banni pour un mois du forum de l’OL pour… propos racistes ! Il faut vraiment être stupide pour juger mes propos de racistes alors que je dis que le système social français bénéficie à tous, qu’on soit Français ou étranger. Je ne tolère pas que mon honneur soit attaqué de cette façon ! Je dénonce simplement la cristallisation des accusations de racisme à l’encontre des Français.

  • On cherche à faire croire que les Français sont plus racistes que d’autres. C’est faut car le racisme existe malheureusement de partout. Y compris chez les étrangers. Personne n’est épargné par ce mal. Aucune ethnie, aucun pays. Pas besoin de preuves pour l’appuyer. Pourquoi alors toujours viser les Français ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?
  • La France le meilleur système social du monde (derrière la Belgique) et chaque Français, quelle que soient ses origines, peut en bénéficier. Comment l’accuser de racisme ? Comment ne parler que de racisme en oubliant ce que la France a fait ? N’est-ce pas du racisme déguisé ?

Ces éléments font que l’obsession pour le racisme (réel ou supposé) donne l’impression de n’être qu’un prétexte au racisme anti-Français. C’est lassant. Il ne faut pas toujours voir le mal du même côté. On ne combat pas le racisme par une autre forme de racisme.

Si les associations de lutte contre le racisme s’occupaient réellement de toutes les formes de racismes, les gens seraient moins blessés, davantage rassurés, et les partis populistes plus en retrait. Bref, nous serions bien plus tranquilles. Mais voilà, on préfère laisser perdurer le problème pour s’en servir comme prétexte pour différents partis lors des élections… Racisme et politique sont toujours allés de pair.

Cet aveuglement est incroyable. Bien que je regrette toutes ces affaires autour de Benzema, il s’est mis lui-même en mauvaise posture. Depuis Knysna, les gens sont très épidermiques sur les questions de comportements, et Benzema payer ses indélicatesses. Parler de racisme est une esquive plutôt lâche. Occulter une partie de la réalité pour garder que ce qui nous arrange est intolérable en ce qui concerne des questions de société aussi sensibles. Quoi qu’il en soit, je ne tolère pas d’être traité de raciste, je mets simplement les choses en ordre. On peut parler de racisme, mais faire une fixette sur une seule de ces formes peut servir une autre forme de racisme.

Les origines génétiques des Lyonnais

PDF : Les origines génétiques des Lyonnais

Généralement, on considère que les Irlandais sont des Celtes, ce qu’ils sont effectivement, mis à part la côte est colonisée par les Vikings qui ont d’ailleurs construit Belfast, la capitale irlandaise et sont les géniteurs des McNeil. C’est plus simple. Alors, et les Lyonnais ? C’est beaucoup moins simple mais la génétique nous le révèle – tout comme l’Histoire.

Les haplogroupes masculins sont caractéristiques de peuples. Ils se transmettent de père en fils. (Si vous voulez connaître vos origines génétiques, je vous explique comment procéder en fin d’article.)

Le premier peuplement de la région lyonnaise s’est fait par le premier haplogroupe d’Europe I2 (http://cdn.eupedia.com/images/content/Haplogroup_I2a.gif) (évitez les jeux de mots idiots). Les I2 sont arrivés par le nord. C’était un peuple qui dressait beaucoup de menhirs, comme à Stonehenge, en Bretagne ou en Italie. Aujourd’hui, ce haplogroupe est majoritaire dans les Balkans (sauf la Grèce dominée par E, typique du continent africain). Puis G est arrivé en remontant le Rhône (http://cdn.eupedia.com/images/content/Haplogroup_G2a.gif), mais I2 reste majoritaire. D’ailleurs, aujourd’hui, G n’est majoritaire qu’en Géorgie. Ensuite, à la fin de l’âge du Bronze, R1b (http://cdn.eupedia.com/images/content/Haplogroup_R1b-borders.png) entame une grande expansion militaire dans toute l’Europe de l’ouest (http://cdn.eupedia.com/images/content/late_bronze_age_europe.png). Cette expansion est archéologiquement identifiable. La population locale était plutôt centrée sur l’agriculture, les conquérants, plus sur l’élevage, plus patriarcaux aussi. Ensuite, vers -600, la culture d’Hallstatt s’étend à son tour de la même manière que ses ancêtres R1b, et qui sera à l’origine du Gaulois tel qu’on le connait. Ce sont les membres de cette civilisation qui, les premiers, s’installent durablement à Lyon sur la future colline de Fourvière. Nous avons donc l’habitant de base de Lyon : le Gaulois. Mais en -43, les Romains fondent Lugdunum. De nombreux Gréco-Romains et Gaulois du sud de la France vont alors monter sur la nouvelle capitale et l’accompagner dans son ascension. L’habitant de Lugdunum est un Celte qui tire génétiquement vers le sud.

Ensuite, à la chute de l’Empire romain, les Burgondes, peuple germanique, vont s’installer à Lyon. Qui étaient-ils ? Selon toute vraisemblance, ils venaient de l’île de Bornholm, une île danoise au sud de la Suède, donc en territoire I1 (http://cdn.eupedia.com/images/content/Haplogroup_I1.gif). Ensuite, et avant de progresser vers la Gaule, les Burgondes se sont installés en Pologne, territoire slave (ou proto-slave), donc R1a. Sur la carte de ce haplogroupe c’est clairement visible (http://www.eupedia.com/images/content/Haplogroup-R1a.gif). Ensuite, ces deux popultions, devenues un seul peuple burgonde slavo-scandinave, se sont déplacé jusqu’au sud-est de la France. Il n’y aura plus de déplacements massifs de populations, sinon quelques migrations comme les italiens pendant la Renaissance et le XIXe Siècle.

Donc, selon la façon de considérer les populations, nous avons deux mélanges : celto-germanique ou gallo-romano-slavo-scandinave.

Celtes :

  1. Gaulois: principalement de la tribu des Ségusiaves qui occupaient alors le Lyonnais.
  2. Romains: principalement du sud de la France colonisé par les Romains avec une touche de Grecs.

Germaniques :

  1. Slaves: des proto-slaves de l’ouest de la Pologne.
  2. Scandinaves : probablement de l’île de Bornholm, ils se sont arrêtés dans l’est de la Pologne et mélangé aux autochtones.

La science confirme que Lyon est un carrefour génétique entre nord (Scandinaves) et sud (Romains), mais elle l’est aussi entre l’ouest (Gaulois) et l’est (Slaves), faisant de Lyon un carrefour génétique européen ; de sorte qu’un Lyonnais est… un Lyonnais ! Un mélange unique.

Votre contribution

Vous aussi vous pouvez participer à l’enrichissement du savoir sur les Lyonnais et, par la même occasion, connaître vos propres origines.

Vous pouvez passer par Geno 2.0 (de National Geographic avec plus de 742 000 échantillons !) ou 23 And Me (origines moins lointaines (4-5 siècles) mais plus précis et moins cher). Et d’autres sociétés encore comme Family Tree DNA, par exemple. Une fois fait, vous pouvez passer par le site GEDmath qui propose de nombreux modes de calcul pour connaître encore plus précisément vos origines.

Mettez en commentaire ce que vous avez appris sur vous.🙂

Origine des langues et du peuplement de la Terre

Grâce à la linguistique alliée à la génétique, il est possible d’assembler chaque morceau pour accéder à la compréhension des origines de l’humanité. Dit comme ça, ça fait très intello, mais avec une bonne explication, ça passe mieux.

A la base de cette théorie, les Basques. Ils sont l’élément déclencheur. Comment ? Avant tout, il faut expliquer la génétique et en particulier les haplogroupes. Un haplogroupe a pour origine une personne et se transmet de père en fils et de mère en fils et filles. Il caractérise ses descendants qui forment un peuple d’origine, ce qui permet de comprendre le peuplement de la terre. Ces peuples vont se séparer et se mélanger, ce qui fait qu’une nation peut avoir plusieurs haplogroupes et qu’un haplogroupe peut se retrouver en plusieurs nations. Ensuite, les langues. Parmi elle, il y a ce qu’on appelle des isolats. Ce sont des langues qui ne sont affiliées à aucun groupe de langue car aucun de ses mots n’a pu être rapproché d’une autre langue.

Alors les Basques. Les Basques sont du Haplogroupe R1b (sinon nous aurions retrouvé parmi eux un haplogroupe uniquement porté par les Basques). Les R1b sont avec les R1a le foyer du groupe de langue indo-européen. Pourtant, leur langue est un isolat. Pourquoi n’a-t-elle rien à voir avec l’indo-européen alors que ses locuteurs sont R1b ? Ça parait complètement fou.

La génétique a montré que les Basques habitent leur pays depuis les premières arrivées d’humains en Europe, donc très longtemps. C’est ce qu’il leur a permis de garder leur langue « isolée » : se séparer très tôt de leurs cousins R1b, qui parleront vite des langues indo-européennes. Mais alors pourquoi portent-ils le haplogroupe R1b plutôt que d’avoir le leur ? Tout simplement parce que les haplogroupes se forment très vite, et que s’il y a autant d’haplogroupes dans le monde (une vingtaine), c’est que son peuplement s’est fait très rapidement (sinon nous porterions tous le même haplogroupe). En quelques siècles à peine. Sur une période bien plus réduite qu’on le pense actuellement. D’ailleurs, il y a seulement besoin de considérer l’Histoire : on passe en quelques milliers d’années, de l’antiquité à la conquête spatiale ! Si le peuplement aurait été aussi long que le pensent les scientifiques, soit les Basques auraient leur propre haplogroupe, soit leur langue serait indo-européenne.

A ne pas oublier en lisant l’article :

Le basque (qui est un isolat) est un indice de la précocité de leurs locuteurs d’avec les autres R1b.

Le R1b des Basques est un indice de la vitesse de développement des haplogroupes.

La question qui se pose est : pourquoi les basques parlent-t-il un isolat alors qu’ils descendent de la même personne que les autres R1b ? Il est logique de penser qu’à l’origine toutes les langues étaient des isolats, et que c’est la fréquentation étroite de ces locuteurs qui a permis des ressemblances entre ces différents isolats, ce qui a permis de les regrouper au sein de groupes linguistiques. Donc l’indo-européen en tant que langue commune n’a jamais existé. Une autre question est alors posée : pourquoi tous ces isolats au sein d’un même haplogroupe, d’un même peuple d’origine ? Là c’est difficile de dire quoi que ce soit. Ceci dit, nous avons une explication. Il se trouve que ce qui corrobore la théorie c’est… la Bible.  La Bible dit que pour empêcher les humains de se centraliser sur Babel, Dieu a confondu les langues. C’est aussi ce qui explique la formation des groupes linguistiques : en divisant les langues, de nombreuses personnes ont pu subitement être coupées de leurs proches, de leurs amis.

D’ailleurs la Bible parle de Sumer comme étant le foyer d’origine de l’humanité. Saviez-vous que le Sumérien est un isolat linguistique ? Alors que c’est la première civilisation qu’ait porté notre planète. Comment se fait-il que ce soit un isolat alors qu’étant la première civilisation elle aurait dû fortement influencer les langues des peuples voisins ? Cet isolat s’explique aussi parfaitement par la confusion des langues.

Le tout est de s’ouvrir à ces idées qui sont basées sur des faits. Le problème est que la science est détournée au service d’une idéologie athée qui corrompt les raisonnements. Pourtant les preuves sont là, dans l’article. Cet article nécessite beaucoup d’humilité. Mais on en a tous besoin.

 

L’Humanité est constituée de nombreux haplogroupes (ici les haplogroupes paternels).

 

Comme on peut le canstater les isolats suivent le peuplement de R1b montré sur la cart ci-dessous. Les locuteurs de ces isolats sont donc R1b. D’ailleurs, les deux axes de peuplement semblent indiquer leurs origines asiatiques

 

HaplogroupR1bWorld

Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

PDF : Attentats de Paris – Paris n’a rien d’un symbole de liberté

Ne croyez pas que je suis insensible à la tuerie du 17 novembre, bien au contraire. Mais ce qui m’énerve c’est qu’on a l’impression que Paris s’est mue en une défenseure de la liberté.

Si on regarde son histoire, elle a largement bénéficiée de la centralisation des rois de France. Ils y déplaçaient toutes les ressources possibles depuis la province, lesquelles étaient taxées de « rebelles » si elles protestaient. On y envoyait quelques fois l’armée. C’est de cette façon que Paris est devenue si grande et si riche.

Le cas qui nous concerne le plus est le siège de Lyon en 1793. Les Lyonnais, refusant, entre autres, le centralisme jacobin extrémiste des autorités parisiennes, se soulevèrent contre les tyrans. En représailles, les Jacobins envoyèrent l’armée détruire une partie de la ville et tuer 4000 Lyonnais innocents – et encore, le chiffre précis n’est pas connu, il pourrait être bien plus élevé. Tous ces Lyonnais-là  ont été assassinés « au nom de la liberté » comme une colonne érigée au centre de la ville devait l’indiquer.

Malheureusement, il n’y avait pas de réseaux sociaux, et les médias très limités. Imaginez en une des journaux : « Après le siège, des milliers de Lyonnais exécutés » ou alors des hashtags #JeSuisLyon, ou alors des drapeaux lyonnais brandi un peu partout dans le monde.

Est-ce réellement du passé ? Non, car l’intolérance se manifeste dans le monde politique. Il y a peu de temps, les sénateurs ont refusé de signer la charte européenne des langues régionales. Quel ingratitude, alors qu’elles ont largement contribué à l’enrichissement de la langue française.

Va-t-on attendre qu’il y ait un attentat de grande ampleur en province pour qu’elle sorte de l’ombre parisienne ?

Pour finir, je tiens à signaler que si les Lyonnais se sont soulevés contre la Convention jacobine c’est aussi pour pouvoir présider à leur propre destinée. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? A la Renaissance, éloigné de la censure des institutions nationales, les idées se développent, notamment la poésie avec l’Ecole de Lyon dont certains membres ont inspirés les poètes de la Pléiade. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ? Durant la Seconde Guerre mondiale, Lyon a été capitale de la Résistance. Alors, quelle ville est le symbole de la liberté ?

Dans ces événements difficiles, évitons l’obscurantisme et apportons les lumières de la vérité historique.

Je vous laisse avec ces quelques citations de Bertrand Barère, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes, dont les Lyonnais et le projet de destruction de leur ville :

« Les royalistes veulent du sang. Ils l’auront. Ils l’auront, organisé par l’armée révolutionnaire qui selon le mot de la Commune de Paris mettra la Terreur à l’ordre du jour. »

« Le vaisseau de la révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang »

« Citoyens, la liberté est entrée dans Lyon, le 9 de ce mois… Le Comité a dit que les traîtres doivent être pris, leur punition doit être prompte…Mais laisserez-vous subsister une ville qui, par sa rébellion, a fait couler le sang des patriotes ?…Ce n’est pas une ville…Elle doit être ensevelie sous ses ruines…

(Suit le décret : )

Article premier : Il sera nommé par la Convention Nationale, sur présentation du Comité de Salut Public, une commission extraordinaire de cinq membres pour faire punir militairement et sans délai les contre-révolutionnaires de Lyon.

Article deux : Tous les habitants de Lyon seront désarmés. Leurs armes sur le champ seront distribuées aux défenseurs de la Patrie. Une partie en sera remise aux patriotes de Lyon qui ont été opprimés par les contre-révolutionnaires.

Article trois : La ville de Lyon sera détruite. Tout ce qui fut habité par le riche sera démoli. Il ne restera que les maisons des pauvres, les habitations des patriotes égorgés, les édifices spécialement employés à l’industrie, les monuments consacrés à l’humanité et à l’instruction publique.

Article quatre : Le nom de Lyon sera effacé du tableau des villes de la république et portera désormais le nom de  » Ville affranchie « .

Article cinq : Il sera élevé sur les ruines de Lyon une colonne qui attestera à la postérité les crimes et la punition des royalistes avec cette inscription :  » Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus « . »

Mais rappelez-vous toujours : si Rome est éternelle, Lyon est immortel !